Belgique

Blocus en reconversion professionnelle : Amandine, 44 ans, « Je ne suis pas leur maman »

Amandine, 44 ans, termine sa première année du cursus pour devenir logopède et fait partie des 10% de l’auditoire en reconversion professionnelle. Marie, 34 ans, a travaillé pendant 10 ans dans le marketing avant de changer de voie vers la logopédie et a des cours toute la journée jusqu’à 17 heures.


Amandine, âgée de 44 ans, termine sa première année de formation pour devenir logopède. Ancienne aide familiale, elle fait partie des 10 % d’étudiants en reconversion professionnelle. Elle se retrouve donc en classe avec des étudiantes de 18 ans. « J’ai l’âge de leur maman », sourit-elle. « Je peux être parfois leur copine, parfois leur tata ou leur grande sœur, mais pas leur grand-mère. Et moi, je rajeunis avec elles, elles m’apprennent beaucoup de choses. Par exemple, ‘j’ai la ref.' »

À ses côtés en classe, Marie, 34 ans, a travaillé pendant dix ans dans le marketing avant de se réorienter vers la logopédie. « C’est un métier que j’ai toujours eu en tête. Je ne m’étais jamais lancée, mais là, c’est le moment », explique-t-elle. Étudiante à temps plein, elle a dû complètement réorganiser son emploi du temps avec des cours toute la journée jusqu’à 17 heures. « C’est beaucoup de challenge, surtout que je suis maman d’un petit garçon de 2 ans. C’est toute une organisation avec mon mari. Mais aussi des trajets en train de 45 minutes. »

Tout comme Amandine et Marie, de nombreux autres étudiants en reconversion professionnelle se mêlent aux plus jeunes, créant ainsi une amitié intergénérationnelle et apportant une dynamique nouvelle et positive en cours, selon Colyne, 18 ans. « Elles osent plus prendre la parole et ont plus d’expérience de vie qu’elles partagent avec tout le monde. Elles nous incitent aussi à prendre la parole en classe, donc c’est chouette. »

Jeunes ou moins jeunes, le dernier cours de l’année est désormais terminé. Les examens approchent, mais d’abord… Le blocus.