Virus Ebola : Un Américain ne teste pas positif en RDC
Un Américain a contracté le virus Ebola « dans le cadre de son travail en République démocratique du Congo » et a été testé positif tard dimanche après avoir développé des symptômes au cours du week-end. Selon le ministre de la Santé de la RDC, Samuel-Roger Kamba, 91 décès seraient liés à la recrudescence actuelle des cas, avec environ 350 cas suspects signalés.
Les centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’agence sanitaire principale des États-Unis, ont annoncé qu’un Américain a contracté le virus Ebola « dans le cadre de son travail en République démocratique du Congo ». Cet individu a « développé des symptômes au cours du week-end et a été testé positif tard dimanche ». Des dispositions sont actuellement en cours pour le transférer en Allemagne afin de recevoir des soins, a déclaré Satish Pillai, responsable de la gestion d’Ebola au sein des CDC. Les États-Unis ont également annoncé ce lundi un renforcement des contrôles sanitaires à la frontière contre le virus Ebola, ainsi que le rapatriement en toute sécurité d’un petit nombre d’Américains directement touchés par cette épidémie.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) comme une « urgence sanitaire internationale ». En conséquence, Washington va mettre en place des contrôles sanitaires pour les voyageurs aériens en provenance des zones touchées et restreindre temporairement l’attribution de visas pour les étrangers ayant voyagé dans ces zones.
« À l’heure actuelle, les CDC jugent le risque immédiat pour la population américaine comme faible, mais nous continuerons d’évaluer la situation et pourrions adapter les mesures de santé publique en fonction des nouvelles informations disponibles », a indiqué l’agence sanitaire dans un communiqué. En plus des contrôles effectués dans les aéroports, les CDC ont annoncé l’instauration de restrictions d’entrée pour les ressortissants étrangers ayant voyagé en Ouganda, en République démocratique du Congo (RDC) ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.
L’ambassade des États-Unis à Kampala a informé de la suspension temporaire de tous ses services de visas, signalant que les demandeurs concernés avaient été prévenus.
Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour la souche responsable de la propagation de cette maladie hautement contagieuse. Selon les dernières données publiées dimanche par le ministre de la Santé de la RDC, Samuel-Roger Kamba, 91 décès seraient liés à la recrudescence actuelle des cas. Environ 350 cas suspects ont été signalés, la majorité des personnes infectées ayant entre 20 et 39 ans.

