Ligue 1 : Envahissements et supporteurs cagoulés à Nantes et Nice
Le FC Nantes a organisé un hommage à Vahid Halilhodzic lors de son dernier match de la saison face à Toulouse, qui s’est joué le 17 Mai 2026. Lors de cette rencontre, des supporteurs nantais ont envahi le terrain à la 22e minute, entraînant l’interruption définitive du match sur décision du préfet pour des raisons de sécurité.
Tout avait pourtant bien commencé. Déjà assuré d’une descente en Ligue 2 avant le dernier match de la saison contre Toulouse, le FC Nantes avait organisé un hommage à Vahid Halilhodzic. À 74 ans, l’entraîneur des Canaris, qui n’a pas réussi à maintenir son club dans l’élite, allait vivre son dernier match sur le banc, et les joueurs ainsi que les salariés du FCN lui avaient réservé une haie d’honneur avant l’échauffement.
L’image du technicien, souriant et ému, contrastait avec celle capturée à la 22e minute de jeu, quand des dizaines de supporters nantais encagoulés, après avoir lancé des fumigènes, se sont précipités sur le terrain pour exprimer leur colère envers les dirigeants nantais, malgré l’absence du président Waldemar Kita et de son fils à la Beaujoire.
L’arbitre Stéphanie Frappart a immédiatement renvoyé les joueurs aux vestiaires. « Il a été décidé d’interrompre définitivement la rencontre sur décision du préfet pour des raisons de sécurité », a déclaré l’arbitre internationale lors d’une brève conférence de presse, environ quarante minutes après l’interruption du match. Au moment de l’interruption, Halilhodzic était resté sur le bord de la pelouse à invectiver les supporters qui s’avançaient vers lui, aidé à peine par des membres de la sécurité.
« On ne peut tolérer de tels incidents »
« Les scènes de violence survenues il y a quelques minutes lors du match sont inacceptables et n’ont absolument rien à faire dans le sport ni dans notre République », a commenté la ministre des Sports, Marina Ferrari. « Je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements et apporte mon soutien aux joueurs ainsi qu’aux supporters venus vivre ce moment dans le calme. L’interruption définitive de cette rencontre, décidée par le préfet, s’imposait. On ne peut tolérer de tels incidents. »
À Nice, les supporters du Gym ont attendu la fin de la rencontre pour envahir le terrain, fumigènes à la main, en colère après le match nul de leur équipe contre la lanterne rouge Metz (0-0), qui les condamne à disputer les barrages face à Saint-Étienne pour espérer se maintenir dans l’élite du football français. Le préfet des Alpes-Maritimes a condamné « fermement les débordements et dégradations commis par des supporters ultras ».
La Coupe de France aux oubliettes pour Nice ?
Jean-Pierre Rivère, le président niçois, a également « regretté les incidents » après « l’énorme déception » engendrée par l’incapacité de son équipe de s’éviter les barrages. « Tout le monde a mal vécu cette saison », a-t-il déclaré. « On peut avoir beaucoup d’aigreur, beaucoup de colère. Mais elle n’est pas finie. Il nous reste deux matchs, certes très compliqués, mais ils sont là. Tant que ce n’est pas fini, il faut y aller. »
Le match aller à l’Allianz Arena pourrait se jouer à huis clos après ces débordements. Mais avant ces deux rencontres, l’OGC Nice disputera vendredi la finale de la Coupe de France contre Lens. Et le Gym ne semble pas du tout y penser. « La priorité n’est plus là », a reconnu Jean-Pierre Rivère. « La seule ambition qu’on peut avoir, c’est de s’en sortir et de rester en Ligue 1. »

