Belgique

Procès Falzone : la diffusion de la vidéo des accusés questionnée.

Pour le procès, le président laisse les prévenus décider eux-mêmes de l’image qui sera diffusée, conformément au « droit à l’image ». Le compteur de vitesse de Paolo Falzone affiche 174 km/h.

Pourquoi floute-t-on Paolo et Antonino Falzone ?

Dans le cadre de ce procès majeur, le responsable des relations presse de la cour a rassemblé les journalistes pour établir les règles pratiques : horaires, moments où les caméras sont autorisées, ce qui peut être filmé… Toutefois, en ce qui concerne l’image des accusés, la situation est différente : le président permet aux prévenus de décider eux-mêmes. Il s’agit du « droit à l’image », qui s’applique à tous, même dans un box d’accusés. Le matin du premier jour de l’audience, les journalistes ont donc posé des questions aux avocats de la défense, qui ont demandé à l’ensemble des médias présents de flouter leurs clients. Une décision à laquelle les journalistes ne peuvent pas s’opposer. On a vécu une situation similaire lors du procès Dutroux en 2004 : certains médias qui n’avaient pas respecté cette règle avaient été temporairement exclus du tribunal.

Et la vidéo d’avant l’impact ?

Le compteur de vitesse de Paolo Falzone affiche 174 km/h © RTBF

Françoise attire notre attention :  » Je déplore la diffusion de cette vidéo d’une violence extrême. Son visionnage peut entraîner des symptômes de stress post-traumatique. Que cherchez-vous à accomplir en la diffusant ? « 

Cette question a réellement suscité un débat au sein de la rédaction. La RTBF a d’abord vérifié l’authenticité de la vidéo, confirmée lors de sa diffusion publique à l’audience. Le choix de la diffuser repose sur une raison éditoriale évidente : permettre de comprendre ce qui s’est réellement passé, notamment la vitesse dépassant les 170 km/h. En revanche, les journalistes ont choisi de ne pas montrer les images de l’impact, les images de corps, ni les commentaires captés juste avant la collision. Des avertissements ont été ajoutés à la diffusion, tant à la télévision que sur les réseaux sociaux.

Filmer la vitesse, c’est la normaliser

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On n’a pas fini d’en parler

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