Affaire Epstein : dix nouvelles victimes se manifestent à Paris
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « traite des êtres humains » suite à la publication par le gouvernement américain de fichiers du criminel sexuel décédé en 2019. Au total, une vingtaine de victimes se sont manifestées, dont une dizaine n’étaient pas encore connues du parquet, et certaines sont des victimes de Jean-Luc Brunel ou de Gérald Marie.
Le parquet de Paris a lancé une enquête étendue pour « traite des êtres humains » suite à la publication par le gouvernement américain de milliers de fichiers appartenant au criminel sexuel décédé en 2019.
Cette enquête vise principalement à identifier les personnes qui auraient pu lui faciliter la commission de crimes en France, notamment en lui fournissant des victimes.
« Personne parmi les personnes susceptibles d’être mises en cause n’a été entendue » jusqu’à présent, a-t-elle indiqué à la radio RTL.
En tout, une vingtaine de victimes se sont manifestées, dont une dizaine qui n’étaient pas encore connues du parquet. Les autres sont notamment des victimes de Jean-Luc Brunel, agent de mannequins mis en examen pour viol sur mineurs, qui s’est suicidé en détention en 2022, ou de Gérald Marie, ancien dirigeant de la prestigieuse agence de mannequins Elite, qui fait l’objet de plaintes et a publiquement nié les faits par le biais de son avocate.
« Nous entendons ces victimes, certaines d’entre elles se trouvent à l’étranger », a précisé la procureure. « Nous avons ressorti l’ordinateur de M. Epstein, sa téléphonie, ses carnets d’adresses », qui sont en cours de nouvelles analyses, a-t-elle ajouté. « Nous aurons également des demandes d’entraide internationale ».
« C’est lorsque nous aurons complété notre connaissance » des relations « d’Epstein avec les autres protagonistes » de son réseau en France « que nous entendrons les mis en cause ».

