Vente de SFR : négociations Altice France et consortium au point mort ?
Un communiqué de presse commun annonce une extension de la période d’exclusivité accordée au consortium Bouygues-Iliad-Orange jusqu’au 5 juin 2026. À ce stade, il n’y a aucune certitude que ces discussions aboutiront à un accord.
La vente de SFR entre dans une phase décisive. Bien qu’un accord semble plus proche que jamais, les négociations entre les quatre opérateurs sont actuellement au point mort. Un communiqué de presse commun indique la prolongation de la période d’exclusivité accordée au consortium Bouygues-Iliad-Orange.
Il faudra faire preuve de patience. Après l’acceptation d’une seconde offre de rachat par Altice France, Patrick Drahi a accordé au consortium formé par Orange, Bouygues Telecom et le Groupe Iliad une période d’exclusivité pour les négociations. Celle-ci devait initialement se terminer le 15 mai dernier, mais le communiqué diffusé par les quatre opérateurs a annoncé une prolongation de cette période jusqu’au 5 juin 2026.
À peine un mois pour parvenir à un accord sur la valorisation et le partage de SFR entre trois concurrents semble ambitieux. Toutefois, l’annonce peut susciter des inquiétudes, surtout à la lumière de la conclusion du communiqué : « À ce stade, il n’y a aucune certitude que ces discussions aboutiront à un accord ». En d’autres termes, la vente de SFR au consortium Orange-Bouygues-Iliad n’est pas encore acquise.
Altice France accorde par conséquent un nouveau délai de trois semaines à ses rivaux pour peaufiner leur offre commune. Passé le 5 juin, les négociations entre les quatre grands opérateurs ne s’arrêteront pas pour autant. La fin de la période d’exclusivité signifie qu’Altice France se réserve le droit de négocier avec d’autres acheteurs potentiels. Rappelons qu’au début de ce processus, la possibilité d’une vente à des investisseurs étrangers, notamment à des fonds souverains d’Arabie Saoudite ou des Émirats Arabes Unis, était également évoquée.
Quoi qu’il en soit, la conclusion de ce dossier ne sera pas aussi rapide que prévu. Le risque d’une implosion du consortium demeure dans les esprits. Et même si un accord est signé, il faudra encore obtenir l’aval des autorités de la concurrence, ce qui reste incertain, bien que l’Union Européenne semblerait aujourd’hui plus favorable aux consolidations.

