Les États-Unis ne renouvellent pas leur aide de 100 millions de dollars à Cuba.
Les États-Unis ont renouvelé mercredi leur offre d’aide de 100 millions de dollars à Cuba, sous condition que le pays coopère avec Washington. Cette année, 6 millions de dollars d’aide humanitaire américaine ont déjà transité par un intermédiaire, après des semaines de négociations.
Les États-Unis ont réaffirmé mercredi leur proposition d’assistance de 100 millions de dollars à Cuba, qui traverse une crise économique sévère, sous condition que l’île coopère avec Washington.
Le secrétaire d’État Marco Rubio, dont les parents sont d’origine cubaine, avait d’abord formulé cette offre la semaine dernière, à la suite de son voyage au Vatican, avant d’indiquer que Cuba avait rejeté cette suggestion. Cette déclaration a été contestée par le gouvernement communiste de La Havane.
Le Saint-Siège joue un rôle actif dans la diplomatie de cette île communiste, qui se trouve à seulement 150 km des côtes de Floride et qui est en froid avec Washington depuis la révolution cubaine de 1959. Les États-Unis fournissent une aide humanitaire à Cuba par l’intermédiaire d’un canal strict reliant l’église catholique locale, contournant les voies officielles.
Cette année, 6 millions de dollars d’aide humanitaire américaine ont déjà été acheminés par ce biais, après plusieurs semaines de négociations.
En renouvelant publiquement son offre de « fournir une aide humanitaire directe de 100 millions de dollars supplémentaires », le département d’État a déclaré dans un communiqué qu’il « appartient désormais au régime cubain d’accepter notre proposition d’assistance ou de refuser cette aide vitale et, en définitive, d’assumer devant le peuple cubain la responsabilité d’avoir fait obstacle à cette aide essentielle ».
« Les États-Unis ont également fait de nombreuses propositions en privé au régime cubain afin d’apporter une aide généreuse à la population, y compris l’accès gratuit et rapide à l’internet par satellite« , précise le communiqué.
Suite aux déclarations initiales de Marco Rubio, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, avait qualifié l’offre de « mensonge ».
« S’agira-t-il d’un don, d’une tromperie ou d’un marché douteux visant à réduire notre indépendance ? Ne serait-il pas plus simple de lever le blocus énergétique ? », a déclaré M. Rodríguez sur X.
Cette nouvelle offre intervient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane, après que le président Donald Trump a signé le 28 janvier un décret menaçant d’imposer des droits de douane aux pays vendant du pétrole à Cuba.
Depuis la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié de La Havane arrêté par les forces américaines début janvier, Washington adopte une politique de pression maximale sur l’île, déjà soumise à un embargo américain depuis plus de six décennies.

