Belgique

Retour du moustique tigre en Belgique : conseils à suivre

Le moustique tigre est surtout connu pour transmettre des virus comme la dengue, le chikungunya et le zika, et il est particulièrement surveillé par les autorités sanitaires. À ce jour, le risque reste faible, selon Javiera Rebolledo Romero, épidémiologiste à l’institut de santé publique Sciensano.


On peut identifier le moustique tigre grâce à la petite ligne blanche à l’arrière de sa tête et sur son dos, ainsi qu’aux cinq rayures blanches sur ses pattes. Ce moustique a également la particularité de piquer durant la journée. Il est surtout reconnu pour être un vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya et le virus zika, ce qui suscite une attention particulière de la part des autorités sanitaires.

« A ce jour, le risque reste faible », rassure immédiatement Javiera Rebolledo Romero, épidémiologiste à l’institut de santé publique Sciensano, mais « s’il continue à se propager en Belgique, le risque augmente et la probabilité d’avoir des cas de ces maladies augmente aussi », ajoute-t-elle.

### Les bons réflexes à adopter

Chacun peut contribuer à freiner la prolifération du moustique tigre. Pour éliminer les sites de reproduction, Javiera Rebolledo Romero conseille de « vider tous les récipients artificiels que l’on trouve dans nos jardins ou sur nos terrasses et qui contiennent de l’eau stagnante, comme les coupelles de pots de fleurs, les seaux d’eau, les petits jouets d’enfants laissés dans le jardin qui accumulent de l’eau, les abreuvoirs d’animaux, etc. »

### Signaler la présence du moustique tigre

Pour gérer efficacement un éventuel problème sanitaire, l’institut Sciensano encourage la population à signaler la présence de moustiques tigre. Il est nécessaire de prendre une photo du moustique et de se rendre sur le site surveillancemoustique.be pour signaler sa localisation.

« C’est vraiment important qu’il nous soit signalé pour savoir où il se trouve et ces informations aident les autorités compétentes à mettre en place des mesures de prévention et de contrôle afin, d’une part, de limiter sa prolifération et d’autre part, de prévenir la transmission de ces virus exotiques », explique l’épidémiologiste de chez Sciensano.