Ces 10.000 exoplanètes ne devraient pas exister, mais elles existent.
Depuis la découverte de la première exoplanète, 51 Pegasi b, en octobre 1995, le nombre d’exoplanètes confirmées a dépassé les 6.000 en septembre 2025. Les chercheurs ont identifié plus de 10.000 exoplanètes candidates en analysant les données du télescope spatial Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS).

Depuis la détection de la première exoplanète, 51 Pegasi b, en octobre 1995, le nombre d’exoplanètes répertoriées a constamment crû grâce aux avancées des télescopes spatiaux.
En septembre 2025, les astronomes ont annoncé que le total des exoplanètes confirmées avait franchi la barre des 6.000. Près de 300 autres se sont ajoutées à cette liste depuis. Cependant, une nouvelle étude pourrait considérablement augmenter ce chiffre.
Une intelligence artificielle détectant des signaux quasi invisibles
Des chercheurs affirment avoir identifié plus de 10.000 candidates potentielles à l’état d’exoplanètes en scrutant les données du télescope spatial Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS). Cette découverte majeure pourrait presque tripler le nombre de mondes extraterrestres déjà connus.
Cette avancée a été facilitée par une nouvelle intelligence artificielle capable d’analyser les courbes de luminosité de plus de 80 millions d’étoiles observées par TESS.
Cette technologie a permis de mettre en lumière des indices extrêmement subtils, impossibles à déceler par les méthodes d’observation conventionnelles. Jusqu’ici, la majorité de ces signaux était jugée trop faible pour permettre une détection fiable d’exoplanètes.
Concrètement, l’algorithme a examiné les courbes lumineuses de 83.717.159 étoiles. L’objectif était d’identifier de minuscules variations de luminosité signalant le passage d’une planète devant son étoile, un phénomène que l’on appelle « transit » en astronomie.
Une découverte massive à valider
Les chercheurs ont ainsi simultanément identifié un impressionnant total de 11.524 candidates à l’exoplanète. Parmi celles-ci, 10.052 étaient totalement nouvelles, tandis que les autres avaient déjà été repérées par des astronomes sans avoir été officiellement validées.
En outre, environ 87 % des candidates ont été observées lors de deux transits ou plus, permettant ainsi de calculer leurs périodes orbitales, qui varient entre 0,5 et 27 jours.
Malgré ces résultats spectaculaires, ces mondes ne sont pas encore classés comme des exoplanètes confirmées. Des observations supplémentaires doivent être réalisées pour vérifier indépendamment chacun de ces signaux.
Une « Jupiter chaude » valide les prévisions de l’IA
Les chercheurs ont déjà commencé à valider certains de ces signaux. Grâce à l’un des télescopes Magellan de 6,5 mètres de diamètre situés dans le désert d’Atacama au Chili, ils ont confirmé l’existence d’une exoplanète nommée TIC 183374187 b.
De type « Jupiter chaude », cette planète orbite autour de son étoile à environ 3.950 années-lumière de la Terre.
Cette première validation suggère qu’au moins une partie des 11.524 candidates à l’exoplanète pourrait également être confirmée. Cette perspective pourrait représenter un tournant décisif dans la recherche d’exoplanètes grâce à l’intelligence artificielle.
