Compléments alimentaires : les pharmaciens ne veulent pas de laxisme.
Le Syndicat Tunisien des Pharmaciens d’Officine (STPO) a appelé, ce samedi, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à réviser le projet de loi relatif à l’industrie des compléments alimentaires. Le Secrétaire Général du syndicat, Mohamed Salah Kedachi, a précisé qu’une délégation syndicale a exposé sa vision lors d’une audition devant la commission parlementaire de la santé.
Le Syndicat Tunisien des Pharmaciens d’Officine (STPO) a appelé, ce samedi, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à réviser le projet de loi concernant l’industrie des compléments alimentaires. L’objectif est de transformer ce texte, actuellement perçu comme trop commercial, en une loi qui protège la santé publique sous la supervision directe du ministère de la Santé.
Intervenant sur les ondes de la radio, le Secrétaire Général du syndicat, Mohamed Salah Kedachi, a précisé qu’une délégation syndicale a exposé sa vision lors d’une audition devant la commission parlementaire de la santé. Le syndicat souhaite renommer le texte « Loi relative à l’organisation de la fabrication et de la distribution des compléments alimentaires », afin de garantir l’intervention de l’État à chaque étape de la production.
Kedachi a souligné la nécessité de classer ces produits selon leur impact physiologique, en différenciant clairement les compléments à visée nutritionnelle de ceux ayant des allégations thérapeutiques. Pour ces derniers, le syndicat exige qu’ils soient intégrés exclusivement dans des circuits de distribution réglementés, sous la supervision des pharmaciens, afin d’assurer un suivi rigoureux en cas d’effets secondaires (pharmacovigilance).
Le porte-parole a lancé un cri d’alarme face à l’anarchie actuelle, caractérisée par une fabrication artisanale et des ventes en ligne de substances d’origine inconnue. Il a révélé que des cas graves, allant jusqu’au décès, ont été signalés suite à la consommation de produits de régime ou de prise de poids contenant des substances non déclarées, telles que des corticoïdes.
Enfin, le syndicat propose d’étendre les dispositions de cette loi aux compléments alimentaires destinés aux animaux. Cette proposition s’inscrit dans l’approche globale « Une seule santé » (One Health), puisque la composition des produits consommés par le bétail a un impact direct et immédiat sur la santé humaine.

