Élections au Royaume-Uni : Keir Starmer ne démissionne pas malgré l’extrême droite.
Plaid Cymru a remporté 43 sièges sur 96, tandis que le parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage arrive deuxième avec 34 sièges. Keir Starmer a déclaré vendredi matin qu’il « n’allait pas partir et plonger le pays dans le chaos ».
Selon un décompte de la BBC, Plaid Cymru a remporté 43 sièges sur 96. Le parti anti-immigration Reform UK, dirigé par Nigel Farage, se classe deuxième avec 34 sièges, tandis que les travaillistes terminent à la troisième place avec neuf sièges.
Plaid Cymru a mis fin à plus d’un siècle de domination du Labour dans cette région de 3,3 millions d’habitants. Cependant, le parti n’a pas atteint la majorité absolue, fixée à 49 sièges.
Ces résultats montrent « que nous avons besoin que le gouvernement travailliste au niveau national change de cap », a déclaré Eluned Morgan, la Première ministre sortante, qui a perdu son siège, critiquant ainsi le chef du gouvernement travailliste britannique, Keir Starmer. Elle a reconnu que le parti travailliste gallois avait subi « un résultat catastrophique » lors de ces élections. « Cela met fin à un siècle de victoires du parti travailliste » au Pays de Galles, a-t-elle ajouté.
Rhun ap Iorwerth, le chef de Plaid Cymru, a affirmé que le parti « se tient prêt » à former le prochain gouvernement gallois. « Nous avons gagné parce que nous incarnons l’espoir face à la division, la crédibilité face au chaos et le progrès face à la stagnation », a-t-il déclaré.
Le Parlement gallois détient des prérogatives importantes, notamment en matière de santé, de logement, d’éducation, de transports, d’environnement ou de certaines responsabilités fiscales.
Keir Starmer, le Premier ministre, arrivé au pouvoir avec une large majorité en juillet 2024, a déclaré vendredi matin « assumer la responsabilité » des résultats « très difficiles ». Cependant, il a ajouté : « je ne vais pas partir et plonger le pays dans le chaos » et que « des journées comme celle-là n’entament pas ma détermination à mettre en œuvre les changements que j’ai promis ».
La popularité de Keir Starmer, 63 ans, ne cesse de décliner en raison d’une économie stagnante et d’une hausse du coût de la vie aggravée par la guerre au Moyen-Orient. Ses détracteurs mettent en avant ses faux pas, revirements et polémiques, notamment le scandale autour de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington. Cela a suscité des appels à sa démission au sein de son parti, malgré l’absence d’un challenger clairement identifié.
L’immigration en particulier suscite le mécontentement de nombreux Britanniques, alors que le gouvernement peine à freiner les traversées clandestines des « small boats ». Environ 200.000 migrants ont ainsi traversé la Manche depuis 2018, selon les derniers chiffres officiels.
Keir Starmer reste déterminé à conserver son poste, mais selon certains médias britanniques, des députés travaillistes manœuvrent en coulisses pour obtenir son départ. D’autres évoquent un éventuel remaniement pour relancer le gouvernement, qui attend son prochain grand rendez-vous : le discours solennel du roi devant le Parlement, mercredi prochain, où Charles III devrait détailler les projets de loi à venir préparés par l’exécutif.

