Google clarifie la controverse des 4 Go d’espace occupé par l’IA de Chrome
Google Chrome est accusé de télécharger un modèle d’IA de 4 Go sur les ordinateurs où il est installé, sans que les utilisateurs en aient fait la demande. Selon Google, ce téléchargement n’est pas automatique et nécessite que l’ordinateur ait au moins 22 Go d’espace libre, un processeur avec quatre cœurs minimum, 16 Go de RAM et une carte graphique avec 4 Go de VRAM.
L’information a récemment circulé sur internet. Google Chrome est accusé de télécharger des modèles d’IA en local sur l’ordinateur des utilisateurs sans leur consentement. Face à la polémique déclenchée par cette révélation, Google a essayé de s’expliquer.
Cette situation a rapidement pris de l’ampleur, poussant Google à s’exprimer à ce sujet. Depuis quelques jours, le navigateur Chrome est critiqué pour son téléchargement clandestin d’un modèle d’IA de 4 Go sur les ordinateurs sur lesquels il est installé, ce qui a suscité l’indignation des internautes n’ayant rien demandé.
Dans un effort pour apaiser les tensions, Google a partagé sa version des faits avec 9to5Google et a fourni des instructions pour désinstaller cette instance discrète de Gemini Nano.
Il est important de préciser que le téléchargement du modèle n’est pas automatique sur toutes les installations de Chrome. Pour qu’un ordinateur soit « éligible », il doit avoir au moins 22 Go d’espace libre, un processeur avec un minimum de quatre cœurs, 16 Go de RAM et une carte graphique avec 4 Go de VRAM, comme le mentionne Google sur son site.
Pour savoir si votre installation de Chrome est concernée, vous pouvez entrer l’URL « chrome://on-device-internals/ » dans votre navigateur, puis aller sur l’onglet « Model Status ». Les utilisateurs européens semblent touchés de manière aléatoire, probablement en raison de l’absence du mode IA de Chrome en Europe.
Concernant la désinstallation de Gemini Nano sur Chrome, Google assure que le fichier est automatiquement supprimé si l’appareil commence à manquer d’espace. L’entreprise précise également que Gemini Nano est intégré à Chrome depuis 2024, bien que l’apparition du fichier « weights.bin » semble plus récente, avec les premières alertes en avril.
Par ailleurs, Google indique qu’une option pour désactiver cette fonctionnalité existe dans les paramètres de Chrome, section Système, sous le bouton « On-device AI ». Si cette option n’est pas visible, il est possible d’accéder à des paramètres avancés en saisissant « chrome://flags/#optimization-guide-on-device-model » et « chrome://flags/#prompt-api-for-gemini-nano » dans la barre de recherche et en désactivant ces deux options.
Ensuite, il est conseillé d’accéder au dossier « %LOCALAPPDATA%GoogleChromeUser Data » sur Windows, « ~/Library/Application Support/Google/Chrome/ » sur Mac ou « ~/.config/google-chrome » sur Linux pour supprimer le dossier « OptGuideOnDeviceModel ». Cela devrait empêcher le fichier d’être retéléchargé.
Si l’intervention de Google devient nécessaire, l’entreprise semble peiner à rassurer sur ses intentions. Le téléchargement non visible d’un tel fichier, la complexité inutile des étapes pour le supprimer et le ton légèrement désinvolte de la société ne font pas vraiment pour apaiser les inquiétudes.

