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Microsoft finance une étude critiquant le MacBook Neo.

Depuis sa sortie en mars 2026, le MacBook Neo grignote un terrain où Apple n’allait jamais : celui des laptops à moins de 700 euros. Selon Signal65, l’IdeaPad Slim 3x affiche 90 % de performances CPU en plus et 56 % d’autonomie supplémentaire, l’OmniBook 5 grimpe à 92 % de vitesse en plus pour 12 % d’autonomie de gagnée.

Le MacBook Neo semble perturber Microsoft. L’entreprise de Redmond a commandé une étude visant à démontrer que les PC Windows surpassent le petit Mac à 699 € : la démonstration repose principalement sur ce qui est omis.
Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Depuis son lancement en mars 2026, le MacBook Neo se positionne sur un marché que Apple n’avait jamais investi auparavant : celui des ordinateurs portables à moins de 700 euros. Équipé d’une puce A18 Pro dérivée de l’iPhone 16 Pro, de 8 Go de RAM, d’un châssis en aluminium, d’un écran de 13 pouces à 500 nits couvrant 100 % de l’sRGB, et d’une autonomie d’environ 13 heures en navigation web avec une batterie de 36,5 Wh, il bouscule les codes.

Pour Microsoft, le problème ne réside pas tant dans le produit lui-même que dans sa perspective : un Mac à ce prix, avec une telle finition, représente une opportunité considérable pour attirer les étudiants vers macOS. C’est pourquoi une étude a été commandée au cabinet Signal65.

Une comparaison avantageuse

Signal65, dans son rapport disponible sur son site, met en concurrence le MacBook Neo avec quatre ordinateurs portables Windows : le Lenovo IdeaPad Slim 3x équipé d’un Snapdragon X, le HP OmniBook 5 avec un AMD Ryzen AI 7 350, le Lenovo Yoga 7i et le HP OmniBook X Flip.

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Un premier élément à noter : tous ces modèles mesurent entre 15,3 et 16 pouces, tandis que le MacBook Neo est un 13 pouces. Cela revient à comparer un ultraportable avec des PC dans une catégorie de poids et de taille supérieure, alors que d’autres concurrents de 13-14 pouces existent sur le marché.

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En ce qui concerne les performances, les chiffres présentés sont également très sélectifs. Selon Signal65, l’IdeaPad Slim 3x propose 90 % de performances CPU en plus et 56 % d’autonomie supplémentaire, tandis que l’OmniBook 5 affiche une augmentation de 92 % en vitesse et un gain de 12 % d’autonomie. Sur le papier, cela semble convaincant. Toutefois, ces différences sont principalement observables dans les performances multicœurs, alors que le SoC mobile A18 Pro souffre de limitations face aux processeurs conçus pour les ordinateurs portables.

Ce que l’étude néglige soigneusement

Ce qui devient intéressant, c’est ce qui n’est pas mesuré. Selon les spécifications présentées dans le rapport Signal65, la plupart des ordinateurs Windows mentionnés atteignent une luminosité maximale de 300 nits et couvrent 62,5 % de l’sRGB, contre 500 nits et 100 % pour le modèle d’Apple. Sur un écran utilisé durant huit heures par jour, cela ne constitue pas un détail négligeable. Il en va de même pour la qualité de fabrication, le silence de fonctionnement (le Neo n’ayant pas de ventilateur), les haut-parleurs, le clavier ou le trackpad : autant de critères où le Mac se distingue, mais qui sont soigneusement omis dans le document PDF.

Les benchmarks CPU multicœurs ne donnent pas une image complète d’un ordinateur portable, notamment lorsque l’utilisateur passe la majeure partie de son temps sur des applications comme Chrome, Word et Netflix. Pour ces usages, l’A18 Pro se révèle largement compétent : nos mesures indiquent que le MacBook Neo obtient un score de 136 points au test Cinebench 2024 en monocœur, dépassant le M3 et étant bien au-dessus du Snapdragon X Plus.

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Pour ceux qui hésitent réellement entre un Neo et un PC à 600 euros, la meilleure approche reste de consulter des tests indépendants plutôt que des études financées (et notre test du MacBook Neo arrive à point nommé). Le Mac d’Apple présente certaines limites : 8 Go de RAM non extensibles, deux ports USB-C, un clavier non rétroéclairé, et plusieurs ordinateurs sous Windows proposent effectivement plus de mémoire et de connectique. Cependant, Microsoft aurait pu exprimer ces points sans avoir recours à Signal65 pour les corroborer.