Guerre au Moyen-Orient : Trump apaisé sur Ormuz pour accord Iran
Donald Trump a annoncé mardi la suspension de son « Projet Liberté » d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz. Le blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril, est maintenu, et cette pause a été décidée à « la demande du Pakistan et d’autres pays ».
Alors que la crainte d’une reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis se faisait sentir lundi, la désescalade apparaît à nouveau comme une priorité. Donald Trump a annoncé mardi la suspension de son « Projet Liberté » d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, afin d’envisager un retour à la paix.
« Compte tenu de l’énorme succès militaire » et des « grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens », le « Projet Liberté […] sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l’accord peut être finalisé et signé », a déclaré le président sur Truth Social.
Le blocus des ports iraniens maintenu
Cependant, le président a précisé que le blocus américain des ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril, demeurait intact, cette pause ayant été demandée par « le Pakistan et d’autres pays ». Le « Projet Liberté », qui devait permettre à des centaines de navires bloqués dans le Golfe de traverser le détroit, a été lancé lundi.
Un autre signe de désescalade est venu des déclarations du chef de la diplomatie américaine, qui a confirmé plus tôt dans la journée que la phase offensive du conflit avec l’Iran était terminée. « L’opération est finie – « Fureur épique » – comme le président l’a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade », a affirmé Marco Rubio lors d’un point presse, utilisant le nom de code des opérations américaines contre l’Iran. Toutefois, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a averti que l’armée était « prête à reprendre des opérations majeures de combats ».
Rubio se tourne vers l’ONU
Washington n’a donc pas totalement décidé de calmer le jeu concernant le conflit. Donald Trump a mis en garde Téhéran, le lendemain d’accrochages en mer et d’attaques contre les Émirats arabes unis attribuées à l’Iran. « Ils savent ce qu’ils ont à faire et […] ce qu’ils ne doivent pas faire », a déclaré le président, qui a néanmoins évité d’accuser l’Iran de violer la trêve instaurée depuis le 8 avril.
Depuis le début de la guerre le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d’Ormuz, crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures. Dans un communiqué, Marco Rubio a annoncé que les États-Unis présenteraient une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour « défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d’Ormuz ». Ce texte, élaboré avec Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Émirats, le Koweït et le Qatar, « exige que l’Iran cesse les attaques, le minage et tout péage » dans le détroit, a précisé le secrétaire d’État.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a de son côté accusé les États-Unis et leurs alliés de « mettre en péril » la sécurité du transport maritime. En parallèle, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mardi que son pays était « prêt à tout dialogue ». Cependant, il a ajouté : « Il n’a jamais cédé et ne cédera jamais à la force. »

