Direct – Guerre au Moyen-Orient : appels à la désescalade après accrochages forces américaines-iraniennes Ormuz
Environ 20.000 marins sont immobilisés dans le détroit, d’après un haut responsable de l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Plusieurs navires commerciaux dans la zone ont signalé lundi des explosions ou incendies à bord.
Quelque 20 000 marins sont immobilisés dans le détroit, selon un haut responsable de l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Le géant danois du transport de marchandises par conteneurs Maersk a annoncé ce mardi que l’un de ses navires, l' »Alliance Fairfax », battant pavillon américain, avait quitté le détroit d’Ormuz, sous protection de moyens militaires américains.
Une cargaison de pétrole brut russe est arrivée lundi au Japon, marquant la première livraison de Moscou dans le pays depuis le blocus du détroit d’Ormuz en raison de la guerre au Moyen-Orient, selon des médias locaux. Le Japon dépend du Moyen-Orient pour environ 95 % de ses importations de pétrole et cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en ressources énergétiques.
Les États-Unis et l’Iran ont tous deux mené lundi des interventions militaires dans le Golfe, Washington tentant de reprendre le contrôle de la navigation dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran a déclaré qu’il répondait au blocus maritime américain en ciblant notamment un site pétrolier aux Émirats arabes unis.
Cette montée des tensions jette une ombre sur la trêve instaurée il y a près d’un mois, grâce à la médiation du Pakistan, d’autant plus qu’aucune avancée n’a été signalée dans les négociations entre les deux camps depuis l’impasse de la réunion d’Islamabad des 11 et 12 avril.
Plusieurs navires commerciaux dans la région ont signalé lundi des explosions ou des incendies à bord. L’armée américaine a indiqué avoir détruit six petits bateaux militaires iraniens et a précisé que deux navires commerciaux américains avaient traversé le détroit d’Ormuz, des affirmations démenties par Téhéran, qui a lancé des drones et des missiles contre les Émirats, entraînant l’incendie de l’important port pétrolier de Foujaïrah.
Parallèlement, malgré la trêve annoncée le 16 avril par Donald Trump, les hostilités n’ont pas cessé au Liban entre Israël et le Hezbollah. L’armée israélienne, qui a envahi le sud du Liban début mars, poursuit ses opérations et la destruction de localités. Tsahal a émis lundi de nouveaux « ordres d’évacuation », une stratégie de déplacement forcé similaire à celle utilisée à Gaza. Des ministres israéliens ont promis au Sud-Liban des ravages semblables à ceux infligés à l’enclave palestinienne.

