Tunisie

Protection de l’enfance : Appel à contrôler rigoureusement les écoles étrangères en Tunisie

L’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée a appelé, ce lundi 4 mai 2026, à intensifier le contrôle pédagogique et administratif sur l’ensemble des écoles étrangères installées en Tunisie. Elle a insisté sur la nécessité de « garantir aux parents le droit de consulter les contenus éducatifs et les activités périscolaires » au sein de ces institutions.


L’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée a lancé, ce lundi 4 mai 2026, un appel en faveur d’un renforcement du contrôle pédagogique et administratif des écoles étrangères opérant en Tunisie. Elle recommande que ces établissements intègrent une partie des programmes nationaux afin d’assurer une cohérence éducative minimale.

Dans un communiqué officiel diffusé par l’agence TAP, l’organisation a préconisé l’instauration de visites d’inspection régulières et inopinées pour vérifier les contenus enseignés.

Cet appel fait suite à un incident survenu dans une école française à Sfax, où un texte intitulé « La Violence et la Lumière » aurait été proposé à des élèves de 7e année de base. Selon l’organisation, ce contenu français « inciterait à l’athéisme, à la déviance et à la désobéissance parentale, tout en présentant ceux qui s’y adonnent comme des héros éclairés ».

L’organisation a donc souligné l’importance de « garantir aux parents le droit de consulter les contenus éducatifs et les activités périscolaires » au sein de ces institutions. Elle appelle également à l’établissement d’un cadre juridique clair qui définirait les limites de la liberté pédagogique de ces établissements, dans le but de préserver l’identité et les valeurs de la société. Une demande d’explication officielle a également été adressée à l’ambassade de France pour attirer son attention sur la gravité de cet incident.

De plus, le ministère de l’Éducation est appelé à « assumer l’entière responsabilité de la protection de la jeunesse contre toute forme d’influence intellectuelle ou culturelle inappropriée », en ne laissant plus ces structures en dehors du champ de la surveillance étatique.

L’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée a affirmé que « l’ouverture sur les langues et les cultures étrangères ne doit pas se faire au détriment des valeurs fondamentales de la société tunisienne ». Elle a rappelé que si ces institutions avaient autrefois été des phares de savoir formant des générations de cadres tunisiens avec des programmes alignés sur les méthodes nationales, elles semblent aujourd’hui « s’écarter de leur mission initiale pour devenir des entités plus commerciales qu’éducatives ».