Meta surveille ses salariés pour former son IA avant de les remplacer.
Meta teste un logiciel interne, baptisé Model Capability Initiative (MCI), qui enregistre les mouvements de souris, les clics et les frappes au clavier de ses employés. Le groupe a prévu de supprimer 10 % de ses effectifs à l’échelle mondiale.
À mesure que l’intelligence artificielle progresse, la démarcation entre le travail humain et l’automatisation des tâches devient de plus en plus floue. Meta teste un logiciel interne qui enregistre l’activité de ses employés afin d’entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Concrètement, les interactions quotidiennes des travailleurs avec leur ordinateur fournissent des données précieuses pour améliorer l’IA.
Dénommé Model Capability Initiative (MCI), ce logiciel enregistre les déplacements de la souris, les clics, les frappes au clavier, ainsi que, à intervalles irréguliers, des captures d’écran dans les applications ou les sites utilisés pour le travail. Meta entend ainsi offrir à ses modèles d’IA des exemples d’actions humaines, leur permettant de reproduire certaines tâches informatiques encore difficiles à automatiser.
### Une automatisation du travail sur fond de réductions d’effectifs
Le groupe précise que ces données ne seront pas utilisées pour évaluer les performances individuelles des employés, mais uniquement pour entraîner ses systèmes d’intelligence artificielle. En outre, des mesures de protection ont été mises en place pour empêcher la collecte de contenus sensibles.
Cette collecte s’inscrit dans un programme interne plus vaste, nommé Agent Transformation Accelerator (ATA), qui a pour objectif d’accélérer l’intégration de l’intelligence artificielle dans les opérations de l’entreprise. Pour Meta, l’objectif est d’augmenter l’efficacité tout en transférant une part croissante des tâches vers des agents automatisés. Les employés, quant à eux, seront progressivement réorientés vers des fonctions de supervision, d’ajustement et de validation.
Le géant américain prévoit de supprimer 10 % de ses effectifs à l’échelle mondiale. Des réductions plus importantes ne sont pas non plus à exclure plus tard cette année.

