Tunisie

Décès de Hani Shaker : adieu au « prince de la chanson arabe »

Hani Shaker, surnommé « le prince de la chanson arabe », est décédé ce dimanche à l’âge de 73 ans à Paris, selon son manager Khadr Aknan. L’artiste avait souffert de complications liées à une intervention chirurgicale délicate au niveau du côlon, et son état s’était détérioré après une hémorragie sévère qui avait nécessité une transfusion massive de plaquettes sanguines.


Le chanteur égyptien célèbre Hani Shaker, surnommé « le prince de la chanson arabe », est décédé ce dimanche à Paris à l’âge de 73 ans, a annoncé son manager Khadr Aknan. Il laisse derrière lui une carrière artistique riche qui s’étend sur plus de cinquante ans, marquée par des centaines de chansons, notamment dans le domaine de la romance classique où il est considéré comme l’un des symboles les plus emblématiques.

D’après des sources proches, la santé de l’artiste s’est sévèrement détériorée dans les heures précédant son décès. Il avait presque entièrement perdu connaissance en raison d’une chute critique du taux d’oxygène dans le sang, ce qui avait gravement affecté ses fonctions cérébrales. Hospitalisé en soins intensifs à l’hôpital Foch, il était sous assistance respiratoire, entouré de son épouse et de son fils. Malgré les efforts des équipes médicales, son organisme n’a pas réagi aux traitements.

Le Syndicat des professions musicales, dirigé par Mostafa Kamel, a rendu hommage au défunt, notant que la scène artistique égyptienne et arabe perd l’une de ses figures les plus marquantes. Dans l’ensemble du monde arabe, artistes et personnalités ont exprimé leur tristesse sur les réseaux sociaux, saluant le parcours exceptionnel de Hani Shaker et son rôle crucial dans l’évolution de la chanson arabe. Des funérailles officielles et populaires sont prévues pour honorer sa mémoire.

L’artiste souffrait depuis plusieurs semaines de complications liées à une intervention chirurgicale délicate au niveau du côlon. Son état s’était aggravé après une hémorragie sévère nécessitant une transfusion massive de plaquettes sanguines, suivie d’un arrêt cardiaque soudain que les médecins avaient réussi à traiter.

Bien qu’il ait entamé une phase de rétablissement, son séjour prolongé en soins intensifs avait entraîné une faiblesse musculaire significative. Il avait ensuite été transféré en France pour suivre un programme de rééducation spécialisé. Son état avait temporairement amélioré avant de connaître une rechute fatale due à une insuffisance respiratoire.

Paix à son âme.