France

Prix des carburants : le gouvernement ne cesse d’explorer des solutions.

Emmanuel Macron a demandé à son gouvernement de réfléchir à de « nouvelles réponses » face à la hausse des prix de l’énergie. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé le 21 avril le prolongement et le renforcement pour le mois de mai des aides pour les pêcheurs et agriculteurs.


Dans un environnement mondial instable et imprévisible, les consommateurs en France éprouvent des difficultés à s’adapter. Les prix de l’énergie ont recommencé à augmenter et, pour y faire face, Emmanuel Macron a demandé à son gouvernement d’explorer de « nouvelles réponses », selon les déclarations de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie, qui a cité le chef de l’État.

« Il a demandé aux ministres et à l’ensemble du gouvernement de continuer à rencontrer les professions touchées par la hausse du prix de l’énergie, et particulièrement par la hausse du prix des carburants, ministère par ministère, afin d’apporter et construire avec eux d’éventuelles nouvelles réponses de soutien à la trésorerie d’une part, et des réponses ciblées d’autre part, pour anticiper les semaines à venir », a précisé Maud Bregeon lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

### Nouvelles taxes ?

Le gouvernement ne « s’interdit rien », « par principe », alors qu’une taxation des superprofits pétroliers est exigée par la gauche et certains pays européens, a ajouté Maud Bregeon.

« Personne ne doit profiter de cette crise et aucun superprofit ne doit être réalisé, a fortiori en France. Partant de ce principe-là, on ne s’interdit rien », a-t-elle déclaré, tout en évitant de se livrer à une critique excessive de Total.

### Des aides ciblées prolongées

Le 21 avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé le prolongement et le renforcement, pour le mois de mai, des aides destinées aux pêcheurs et agriculteurs, en réponse à la hausse des prix des carburants causée par le conflit au Moyen-Orient.

Il avait également mentionné la mise en place d’un « dispositif d’accompagnement » pour environ trois millions de « grands rouleurs », des travailleurs modestes affectés par l’augmentation des prix. Ce dispositif comprendra une réduction moyenne de 20 centimes d’euros par litre.