Carburants : le ministre assure qu’il n’y a pas d’inquiétude sur l’approvisionnement en mai.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a indiqué qu’il n’y avait « pas d’inquiétude » concernant l’approvisionnement en hydrocarbures pour le mois de mai. Maud Bregeon, ministre déléguée en charge de l’Énergie, a assuré qu’il n’y avait « aucun risque de pénuries » sur l’essence, le diesel, le kérosène « pour les semaines à venir ».
Il n’y a « pas d’inquiétude » à avoir concernant l’approvisionnement en hydrocarbures pour le mois de mai, a affirmé le ministre de l’Economie Roland Lescure sur France Inter mardi. Il a cependant précisé qu’il rencontrera les compagnies aériennes « pour faire le point sur la préparation de l’été ».
Roland Lescure a été interrogé sur des déclarations du patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui avait estimé vendredi que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, persistait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».
« On n’a pas eu de pénurie en avril » et « je n’ai pas non plus d’inquiétude pour le mois de mai », a réagi Roland Lescure, en écho à la ministre déléguée chargée de l’Energie, Maud Bregeon, qui a déclaré sur France Info qu’il n’y avait « aucun risque de pénuries » concernant l’essence, le diesel, le kérosène « pour les semaines à venir ».
Sur un horizon plus long, il a rappelé que « si jamais on faisait face à des enjeux d’importation […] on a trois mois de stocks stratégiques » disponibles, ajoutant que le gouvernement prévoit également d’augmenter le raffinage. Les stocks stratégiques sont estimés à « 100 millions de barils, nous en avons libéré moins de 2 % », a précisé Maud Bregeon.
Au lendemain des propos du président de TotalEnergies, le président de la République, Emmanuel Macron, avait rassuré samedi qu’à ce jour, « la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », mais que « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ».
Selon Roland Lescure, Patrick Pouyanné « n’est plus tout à fait dans son rôle quand il inquiète avec la menace d’éventuelles pénuries ». « Je ne sais pas et lui non plus ce qu’il en sera dans deux ou trois mois », a-t-il ajouté.

