« Cyrielle Stadler, journaliste polyvalente de M6 à découvrir »
Cyrielle Stadler, née en 1985 à Épinay-sur-Seine, est présentatrice de JT et cheffe du pôle News de la rédaction de M6 depuis deux ans. Depuis 2008, elle a multiplié les expériences au sein de M6, en passant de la caméra à la rédaction et en devenant grande reporter en 2013.
Bien plus qu’une simple joker, Cyrielle Stadler est une journaliste polyvalente. Présentatrice de JT, grande reporter et cheffe du pôle News de M6, elle est devenue, en dix-huit ans, un visage incontournable de l’information sur la chaîne. Avant son retour sur le plateau du « 19 : 45 » ce lundi, elle a accepté de partager son parcours et les exigences de son métier avec 20 Minutes.
Un documentaire sur le Tchétchénie
Née en 1985 à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Cyrielle Stadler a découvert sa vocation durant son adolescence. « J’étais en Troisième, se souvient-elle. J’avais vu un documentaire sur la guerre de Tchétchénie, qui se déroulait à l’époque. Ce film m’a profondément marquée et m’a fait réaliser que je voulais devenir journaliste-reporter. » Issue d’une famille où sa mère était institutrice puis directrice d’école et son père ingénieur, Cyrielle a décidé de quitter l’Ile-de-France pour tracer sa voie professionnelle. « J’ai passé le concours de l’IJBA [Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine], et l’oral s’est bien passé avec deux professeurs, se remémore-t-elle. J’avais pu leur parler de la Tchétchénie. » De l’école au monde de la télévision, elle fait rapidement le grand saut.
En 2008, Cyrielle Stadler intègre M6. « J’ai grandi avec M6, note-t-elle. Pendant mes stages, j’ai travaillé à M6 Bordeaux et M6 Toulouse… On pouvait à la fois filmer et rédiger. J’aimais beaucoup ça. Puis, j’ai rejoint M6 Paris d’abord en pige, puis en CDD avant d’obtenir un CDI. Cela fait aujourd’hui dix-huit ans que je suis chez M6. » Au cours de ces presque deux décennies, elle a accumulé de nombreuses expériences. « J’ai commencé comme caméra, puis rédactrice, avant de partir en mission pour réaliser des duplex, énumère-t-elle.
« J’ai été sur la place Maïdan »
En 2013, elle devient grande reporter, réalisant ainsi son rêve d’adolescente. « Mon souhait était d’aller sur le terrain pour voir comment les choses se passaient, confie-t-elle. J’ai commencé par la guerre au Mali. La France était alors engagée dans l’opération Barkhane [menée au Sahel entre 2014 et 2022]. Ensuite, je suis allée sur la place Maïdan à Kiev [épicentre de violences lors de la révolution ukrainienne] le 20 février 2014. J’ai également couvert l’Irak, la Libye, le Tchad, le Niger, le Nigeria, et plus récemment Israël lors de l’attaque du 7 octobre 2023.

Ses expériences de terrain, parfois périlleuses, témoignent de son engagement. « Lors de l’attaque du 7 octobre, un journaliste est parti par la Bosnie, un autre par la Jordanie et moi par la Turquie, explique-t-elle. Il y avait alors des roquettes qui tombaient sur Ben Gourion, un aéroport près de Tel Aviv. Nous sommes tous arrivés pour une mission de trois semaines. Nous avons raconté ce qui se passait dans les kibboutz, sans prétention. » La journaliste précise : « J’aime aller là où l’action se déroule, même dans des zones dangereuses, mais je ne prends pas de risques inconsidérés. Je souhaite aussi rentrer chez moi.
« Montrer que leur mère est passionnée »
Mère de deux enfants âgés de 7 et 13 ans, Cyrielle Stadler est passionnée par l’information, qu’elle désire partager avec sa famille : « Avant de partir en mission, je regarde une carte du monde avec mes enfants pour leur montrer où je vais. C’est important pour moi de leur faire constater que leur mère est passionnée par son travail. D’ailleurs, ma fille aînée s’informe de plus en plus. » Et, probablement, elle suivra sa maman sur le petit écran, où elle marquera son retour au « 19 : 45 » ce lundi.
Elle assure cette mission de présentation en tant que joker, le temps des vacances. « Lorsque j’arrive à 9 heures à la rédaction, j’ai déjà lu tous les journaux la veille au soir, affirme Cyrielle Stadler. Avec la direction, nous établissons le conducteur du JT, les sujets à aborder, ce qui ouvrira l’émission… Ensuite, il y a la conférence de rédaction où nous définissons avec les chefs de pôle et les journalistes ce que nous allons faire et comment nous allons le faire. Enfin, pour moi, en tant que présentatrice, il y a un travail d’écriture pour donner envie aux téléspectateurs de découvrir tel ou tel sujet dans le »19h45 ».
« J’accompagne aussi les journalistes »
En tant que grande reporter et présentatrice du « 19 : 45 », Cyrielle Stadler est également cheffe du pôle News de M6 depuis deux ans. « Ce pôle est composé de sept journalistes, dont trois s’occupent du volet police-justice et quatre du news, qui couvre beaucoup d’international, détaille-t-elle. Mon travail consiste à les accompagner dans leurs sujets, les aider dans le choix des angles et des spécialistes à interviewer. J’essaie également de me projeter dans les semaines et mois à venir pour planifier d’autres sujets.
Elle exprime un désir commun : « Je veux que le »19.45 » soit accessible à la fois pour ma mère qui a 70 ans et pour ma fille de 13 ans », conclut cette journaliste dynamique au sein de la rédaction de M6.

