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Netflix : Retour à Hawkins avec « Stranger Things, chroniques 1985 », le spin-off animé.

Stranger Things, chroniques 1985 est une série animée en 10 chapitres d’une trentaine de minutes chacun, diffusée depuis le 23 avril sur Netflix. La série se situe entre les saisons 2 et 3 de la série originale, qui s’achevait en décembre 1984 et ne reprenait que le 28 juin 1985.

Ce n’est pas Kate Bush avec sa chanson Running up that Hill, mais Kim Wilde qui lance le programme avec Kids in America ! Dès les premières minutes de Stranger Things, chroniques 1985, le spectateur se sent chez lui. Retour dans la petite ville d’Hawkins, avec son église, son collège, sa salle d’arcade, son laboratoire national et son fast food.

Le retour est également celui d’Eleven, Mike, Will, Lucas, Dustin et Max, les héros emblématiques de la série Stranger Things, qui a connu cinq saisons de 2016 à 2025 sur Netflix. Toutefois, dans ces Chroniques 1985 diffusées depuis le 23 avril sur la plateforme de streaming, nos adolescents deviennent des personnages animés, adaptés de la série créée par les frères Duffer, dont la dernière saison (la cinquième) a été diffusée en décembre dernier. Prêts à ajouter un franc dans le jukebox ? Sortez les BMX, les talkies-walkies et le Walkman, l’aventure se poursuit !

Un spin-off entre deux saisons

Nous sommes en hiver à Hawkins et en 1985, une neige épaisse recouvre la petite ville d’Indiana. Cependant, sous cette couche de neige, un danger rôde, reminiscent de souvenirs amers pour les fans de Stranger Things. « Il est revenu ! », crie bientôt Mike, tandis qu’Eleven utilise déjà ses pouvoirs de télékinésie pour tenter de repousser la créature. Stranger Things, chroniques 1985 démarre sur les chapeaux de roues !

Max, Lucas, Eleven, Mike, Will dans la série animée «Stranger Things : chroniques 1985».
Max, Lucas, Eleven, Mike, Will dans la série animée «Stranger Things : chroniques 1985». - © 2026 Netflix, Inc.

Ramenaons-nous à l’église au centre de cette petite ville du Midwest américain… Cette série animée, composée de 10 épisodes d’environ trente minutes chacun, trouve sa place entre les saisons 2 et 3 de la série originale. Elle vient également combler un vide narratif de six mois. Cette lacune chronologique était-elle intentionnelle de la part des créateurs ? Il faudra leur poser la question.

En effet, la saison 2 se terminait en décembre 1984 lors du bal d’hiver, tandis que la saison 3 ne commence que le 28 juin 1985. Le Startcourt Mall, le grand centre commercial d’Hawkins («qui aura son magasin de jeux vidéo») n’ouvrira qu’en mai, suscitant déjà l’impatience de Dustin, le nerd de la bande… Vous vous y retrouvez ?

Cependant, Eleven et ses amis pensaient que le portail vers Le Monde à l’Envers (la dimension alternative de l’univers dans la série) était refermé. Ce n’est pas le cas : des Démogorgons et autres Flagelleurs Mentaux sont de retour. « Et si on engageait un détective privé, comme Magnum ? », propose Hawkins, qui cherche toujours des solutions. Non, pour combattre ces créatures xénomorphes et psychiques venues du Monde à l’Envers, nos jeunes héros formeront le H.I.C. (Hawkins Inspecteurs Clubs).

Les six amis seront rejoints par Nikki Baxter, une nouvelle lycéenne aux cheveux rose punk rock, qu’elle qualifie de « meuf cheloue ». « Je ne suis pas Rambo, mais je suis douée pour créer des choses. Je peux vous aider », déclare-t-elle. La bricoleuse apportera son talent et son énergie au H.I.C…

Illusion parfaite, jusqu’aux voix des personnages

Les premières images de Stranger Things, chroniques 1985 ont été révélées au Festival d’Annecy en juin 2025 et étaient prometteuses. Cette série animée, créée par Eric Robles du studio australien Flying Bark Productions, respecte parfaitement son modèle original.

Les monstres à tics attaquent dans «Stranger Things: chroniques 1985».
Les monstres à tics attaquent dans «Stranger Things: chroniques 1985». - © 2026 Netflix, Inc.

Dessinés par l’illustratrice et animatrice Meybis Ruiz Cruz, les personnages aux visages anguleux sont immédiatement reconnaissables. Bien que les acteurs originaux ne prêtent pas leurs voix à leurs homologues animés, l’illusion est presque parfaite, avec des doubleurs (et non une IA !) qui reproduisent un véritable mimétisme. Par exemple, Braxton Quinney prête sa voix au personnage de Dustin, initialement interprété par Gaten Matarazzo, dont la voix et l’élocution sont inconfondables. On y croit !

Les adolescents évoluent par ailleurs dans une atmosphère visuelle très contrastée, affichant des couleurs intenses et vibrantes, presque fluorescentes, qui captivent dès les premiers instants. Chaque épisode est bien équilibré, mêlant émotion et action (avec toujours un nouveau monstre à combattre !).

L’actualité des «Séries»

Et, bien sûr, la nostalgie pour les années 1980, caractéristique de la série originale, est soigneusement entretenue. Les gadgets technologiques des eighties refont surface (des cassettes audio aux talkies-walkies, en passant par les appareils photo instantanés), avec de nombreux clins d’œil aux figures emblématiques de l’époque. Super Mario, Mad Max, Alien, Freddy (et même l’Inspecteur Gadget !) sont de la partie. Sans oublier la bande originale, qui inclut, en plus de Kim Wilde, des titres de The Cure (The Forest), Billy Idol (Rebel Yell) et quelques autres classiques indémodables. Code rouge : Stranger Things, chroniques 1985 est disponible, pop-corn à volonté !