Le COT ne joue plus dans la ligue régionale de Tunis.
Le COT a été incapable de conserver sa place en ligue 3 niveau 2. Le club a connu un déclin depuis les années 2000 dû à des conflits internes et à une faillite administrative et technique.
La Presse — Le club qui a brillé durant les années 70 et surtout 80, avec de grands joueurs, n’a pas réussi à conserver sa place en ligue 3 niveau 2. Consternant !
Pour les jeunes aficionados du football d’aujourd’hui, le COT ne signifie pas grand-chose. Cela se comprend, ils n’ont pas connu l’épopée des Cotistes dans les années 70, 80 et au début des années 90. Pour eux, la relégation du COT en ligue régionale de Tunis (équivalent à la division 5) est sans signification. En revanche, ceux qui ont assisté aux exploits du COT, et qui se remémorent un football désormais révolu, sont consternés de voir un symbole du football tunisien descendre si bas.
Le COT s’est effondré, et cette dégringolade a débuté dans les années 2000, en raison de conflits internes, de faillite administrative et technique. Peu à peu, le club de «Malassine», qui avait l’avantage de posséder des terrains d’entraînement à la cité «Attayarane», n’est plus ce qu’il était. Il ne produit plus de bons joueurs, ses formateurs ont disparu, les disputes entre les membres du club faisaient rage, et finalement, la sanction est tombée : le COT n’est même plus capable de rester en ligue 3 niveau 2.
C’est un énième coup dur pour le football tunisien. Ce n’est pas uniquement une question de nostalgie, mais aussi de bon sens. Le COT était le fief d’un grand quartier populaire qui encadrait des milliers de jeunes et les éloignait de la délinquance et des autres fléaux sociaux.
Le football au COT était un «échappatoire» avéré pour des milliers de jeunes footballeurs et supporters. Tout cela est désormais terminé. Le club vit probablement la période la plus triste de son histoire, sous le regard indifférent des autorités, de ses ex-joueurs et dirigeants qui, par leur inaction coupable, ont laissé le club sombrer dans le chaos.
Qui aurait pu imaginer un jour que le club de Hbita, avec des talents remarquables comme Ali Kaabi, Farouk, Ben Mansour, Jlassi, Karia, Zitouni, Henchiri, Msakni, Yahmadi, Akremi, Khedhr, Jomni, Chihi, Belhassan, les frères Abdelli, Hammami, Daoued, Samati et d’autres joueurs inoubliables en arriverait là ? Ce déclin du COT a déjà commencé il y a plus de 20 ans, malgré des moyens respectables comparés à d’autres clubs tunisiens (allocation fixe annuelle du ministère du Transport, des terrains d’entraînement et de formation).
Ce n’est plus le club qui a atteint son apogée lors de la saison 1987-1988 avec une coupe remportée et un titre de champion qui lui a été «détourné» à la fin de la saison. Ses stars quittaient le club pour l’EST, le CA et l’ESS, et avec le temps, la qualité des joueurs n’était plus la même. Cela a été exacerbé par des moyens de plus en plus rares et une anarchie administrative qui a fini par détruire ce qui restait.
Le destin tragique du COT ressemble à celui du CSCheminots, de l’UST ainsi qu’à d’autres clubs piliers qui apportaient une saveur au championnat, comme le SRS, l’OCK, l’OKef, l’ASKasserine, sans oublier le CSHL, la JSK, l’ASM qui visent, dans le meilleur des cas, à rester en ligue 1 et éviter de faire la navette entre la ligue 1 et 2. On espère que le COT réussira à sortir de son «coma» et retrouvera un jour son ancien éclat. Ce qu’il faut, c’est du temps, mais aussi des moyens, des dirigeants compétents et un retour aux traditions. Courage cher COT !


