Disparition d’une agricultrice et de sa fille de 15 mois près de Nantes : le point.
Manon Relandeau, une mère de 31 ans originaires de Nantes, n’a plus donné signe de vie depuis fin mars, et son bébé de 15 mois, prénommé « Inaya », a également disparu. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineure après que le conjoint de Manon Relandeau a pris l’avion le 2 avril avec leur fille, au départ de Nantes et à destination de l’Algérie.
L’inquiétude est vive à Saint-Etienne-de-Montluc, une commune de 8.000 habitants près de Nantes en Loire-Atlantique. Depuis la fin mars, Manon Relandeau n’a donné aucun signe de vie. Son bébé, une fille de 15 mois prénommée « Inaya » selon Le Parisien, a également disparu.
Les recherches pour retrouver la jeune mère se poursuivent. Un ruban jaune « zone interdite » entrave l’accès à sa ferme, tandis qu’un scellé a été apposé sur la porte de sa maison située dans un quartier pavillonnaire à proximité. 20 Minutes fait le point sur cette affaire, alors que le parquet de Nantes signale que les investigations « convergent vers l’hypothèse d’un meurtre ».
Qui est Manon Relandeau ?
Il y a trois ans, Manon Relandeau, âgée de 31 ans et originaire de Nantes, avait « racheté la Ferme du Chêne Creux, une exploitation de 65 hectares en bordure de marais, à Saint-Étienne-de-Montluc », selon Le Parisien. Elle s’était installée en 2026 dans un pavillon de la commune avec son compagnon Karim, âgé de 41 ans.
Eleveuse de vaches et gérante d’une pension pour chevaux, Manon Relandeau, qui n’a pas de lien avec le monde agricole, se présente sur son compte Facebook souriante, lunettes sur le nez, souvent à cheval ou posant avec un chien. Dans son quartier, une voisine décrit une jeune femme connue « seulement de loin », ayant « l’air gentil » et partant travailler chaque matin en tenue d’agricultrice.
Pourquoi la piste d’un féminicide est-elle privilégiée ?
Des proches de la jeune femme ont alerté les autorités le 3 avril, inquiets de ne pas avoir eu de nouvelles d’elle et de son bébé depuis plusieurs jours. « Très rapidement, les investigations réalisées dans la journée nous ont conduit vers une disparition inquiétante […] Le soir même, nous avions des techniciens en investigation criminelle. Et durant tout le week-end de Pâques, nous sommes montés en puissance pour atteindre pratiquement 60 militaires engagés », a expliqué Thierry Coin, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Nantes, lors d’un point presse devant la ferme mardi en fin de journée.
Le conjoint de Manon Relandeau et père de l’enfant a pris un vol le 2 avril avec sa fille, depuis Nantes à destination de l’Algérie, selon le parquet, qui a ouvert une enquête pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineure. Une voisine affirme avoir vu le conjoint quitter la maison ce jour-là au volant d’une voiture, après la disparition, qui remonterait à la fin mars d’après les investigations. Depuis son départ, le conjoint de la jeune femme a « contacté quelques personnes par téléphone », a précisé lundi le parquet, sans fournir plus de détails.
Quels sont les moyens déployés ?
En plus de la mobilisation des militaires et des enquêteurs, des recherches par drone et hélicoptère ont été lancées, ainsi que deux équipes cynophiles et la brigade fluviale. Une cellule nationale d’enquête dirigée par la section de recherches de Nantes a été spécialement mise en place. L’enquête n’a pas encore permis de déterminer avec précision le jour de la disparition de la jeune femme et de sa fille, a expliqué Thierry Coin.
Des plongeurs étaient déployés mardi matin dans les environs de Saint-Etienne-de-Montluc, a indiqué la gendarmerie.

