Tunisie

Kiosque international : l’actualité mondiale à portée de main

Le Fonds monétaire international (FMI) affirme qu’une réponse budgétaire rigoureuse est nécessaire pour préserver la stabilité future face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les conditions financières et les prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Selon le FMI, la croissance de l’économie mondiale pourrait tomber à 2,5 % en 2026 en raison d’une hausse des prix de l’énergie et d’un resserrement des conditions financières.

Choc économique mondial
Appel à une réponse budgétaire « rigoureuse »   

La Presse — Les impacts du conflit au Moyen-Orient sur les conditions financières, ainsi que sur les prix de l’énergie et des denrées alimentaires à l’échelle mondiale, soulignent l’exigence d’une réponse budgétaire rigoureuse visant à garantir la stabilité future, estime le Fonds monétaire international (FMI).

« Les pays devront prêter une attention particulière à l’équilibre entre la protection des populations les plus vulnérables et la préservation des signaux-prix fournis par le marché dans l’élaboration de leurs réactions à ce choc », précise l’institution de Bretton Woods dans une analyse publiée à l’occasion des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale (BM).

Étant donné l’endettement déjà élevé de nombreux pays, la politique budgétaire doit adopter une approche prudente en offrant un soutien là où il est nécessaire, sans pousser les finances publiques davantage vers le précipice, affirme le FMI, soulignant que la guerre au Moyen-Orient affecte les individus, les entreprises et les pays à un moment où les finances publiques sont déjà fragilisées par des défis de long terme.

Croissance mondiale
Possibilité d’une baisse de 2,5 % en 2026 

La croissance de l’économie mondiale pourrait chuter à 2,5 % en 2026, avec une inflation pouvant atteindre 5,4 % en cas d’augmentation des prix de l’énergie cette année combinée à un durcissement des conditions financières. Une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz et de nouveaux dommages aux infrastructures de forage et de raffinage perturberaient durablement l’économie mondiale.

Selon le FMI, les pays en développement et ceux à faible revenu, en particulier ceux montrant des facteurs de vulnérabilité et possédant des réserves limitées, risquent d’être les plus durement touchés.

Les pays du Golfe exportateurs d’énergie « feront face aux conséquences économiques de la destruction d’infrastructures, des interruptions de production, des contraintes d’exportation, ainsi que du ralentissement du tourisme et de l’activité économique ».