Belgique

Brouilles en Arizona sur les aides à l’énergie : Bouchez perçu comme un « monsieur non » en Flandre

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a tenu une conférence de presse sur l’énergie à Bruxelles le 2 avril 2026. Selon Dorian de Meeûs, Bart De Wever n’a pas envie de donner certaines mesures et espère un accord de paix sur le détroit d’Ormuz.

Le président du MR Georges-Louis Bouchez lors de la conférence de presse du parti libéral, sur l’énergie, à Bruxelles, le 2 avril 2026. © BELGA PHOTO – MARIUS BURGELMAN

Bataille de libéralismes entre le MR et Bart De Wever

Pourquoi la machine de l’Arizona s’est-elle grippée, alors que des aides consensuelles semblent réunir tout le monde autour de la table, selon Dorian de Meeûs ? Pour Béatrice Delvaux, si la situation politique peut paraître « incompréhensible« , Bart De Wever hésite à accorder ces mesures : « Certains pensent qu’il joue la montre. Il espère un accord de paix sur le détroit d’Ormuz, ce qui baisserait les prix. Dès lors, toutes ces mesures ne seraient plus nécessaires« .

Le rédacteur en chef de La Libre voit la situation comme une « confrontation entre libéralismes ». D’un côté, celui de Georges-Louis Bouchez, « populaire, qui veut aider la classe travailleuse« , et de l’autre, celui plus « entrepreneurial » de Bart De Wever. Néanmoins, ce lundi 20 avril, le libéral francophone a appelé dans un communiqué à cesser « les blocages idéologiques » pour résoudre la situation financière du pays.

Les blocages de Georges-Louis Bouchez agacent en Flandre

Un double message qui ne passe pas bien au nord du pays, rapportent les deux journalistes. Dans la presse néerlandophone, les opinions sur le président du Mouvement Réformateur varient : « Un lobbyiste au sein du gouvernement« , ou « Le Trump wallon de Wibra [chaîne d’habillement bon marché, ndlr.] ». « Ils affichent une sorte d’incompréhension et de mépris pour ce qui se joue actuellement« , estime Béatrice Delvaux.

C’est également au sein de la N-VA que l’agacement se manifeste face à l’attitude du francophone. « Il ne s’en rend pas compte, mais Georges-Louis Bouchez est perçu comme un ‘monsieur non’ en Flandre et à la N-VA, qui empêche Bart De Wever de réformer et d’assainir les finances publiques« , souligne Dorian de Meeûs. Selon l’éditrice en chef du Soir, le Premier serait « méga agacé » par ses chantages au blocage.

Dans ce contexte tendu, les partenaires de l’Arizona tenteront de parvenir à un accord ce soir. Un des deux libéralismes pourrait en sortir perdant.

Écoutez l’intégralité de ce débat dans le podcast de Matin Première ci-dessus.