Belgique

Le secteur des arts plastiques ne tire pas la sonnette d’alarme.

Le secteur des arts plastiques est confronté à un contexte de forte fragilisation, avec des mesures d’économie et un moratoire sur les nouvelles reconnaissances jusqu’en 2029. Tiphanie Blanc déclare : « Il y a eu des attaques répétées contre le secteur des arts visuels en Belgique ces dernières années ».


Entre réductions budgétaires et fermetures de lieux consacrés à la création contemporaine, le secteur des arts plastiques fait face à une grande instabilité.

D’autres facteurs viennent s’ajouter, tels que l’augmentation des loyers qui prive les artistes d’espaces de création, la diminution des aides à l’emploi et les réformes du chômage et des retraites. « Il y a eu des attaques répétées contre le secteur des arts visuels en Belgique ces dernières années », déclare Tiphanie Blanc, coordinatrice de LaFAP, la Fédération des arts plastiques, qui a lancé la campagne « Arts plastiques en danger ».

« En Fédération Wallonie-Bruxelles, les mesures d’économie, la non-indexation des subventions et le moratoire jusqu’en 2029 sur les nouvelles reconnaissances et sur les moyens supplémentaires fragilisent un secteur dont les travailleurs font partie des moins bien rémunérés de tous les secteurs culturels confondus. Il existe une pauvreté structurelle dans toute la filière, ce qui entraîne le péril du secteur lui-même », ajoute-t-elle.

Ce constat est également partagé par François Degouys, de l’ASAP (Assemblée des structures en arts plastiques). « Le secteur des arts plastiques est structurellement fragilisé », affirme-t-il. « Les subventions sont largement insuffisantes et ne permettent souvent même pas d’embaucher une personne, ce qui fait que le secteur est soutenu par des bénévoles. Par ailleurs, c’est le seul secteur culturel qui n’est pas indexé. Nous sommes à un tournant décisif. Sans un refinancement immédiat et sans perspective de développement, c’est tout un écosystème qui risque de disparaître d’ici 2029. »