Hand – Championnat méditerranéen U17 : Le travail ne fait pas défaut avant tout
La participation des jeunes U17 au tournoi méditerranéen en Slovaquie a révélé que ces jeunes ont perdu trois matchs et en ont gagné trois contre la Turquie, la Bulgarie et le Monténégro. Les compétitions de jeunes en cours ne fournissent pas le cadre nécessaire pour acquérir l’endurance afin d’imposer un rythme compétitif.

La Presse — La participation des jeunes U17 au tournoi méditerranéen en Slovaquie a suscité des réactions variées. Pour beaucoup, l’important réside principalement dans les résultats. À ce niveau, il convient de reconnaître qu’une victoire de trois matchs contre une défaite de trois autres (face à la Turquie, la Bulgarie et le Monténégro) n’est pas satisfaisante. Cependant, pour un technicien, aucun match n’est vraiment négatif, surtout si l’apport technique est significatif tant sur le plan individuel que collectif. Cette équipe de jeunes nous a particulièrement impressionnés par le niveau technique de certains de ses membres ainsi que par ses progrès collectifs en défense.
Examinons d’abord l’aspect morphologique, qui donne à voir des jeunes filiformes aux profils adaptés aux joueurs modernes.
Cependant, leur condition physique les a fait défaut. C’est pourquoi ils ont perdu pied et ont lâché du lest face à des équipes plus en forme et mieux préparées.
Désignez un responsable pour cette insuffisance. Ce n’est certainement pas le sélectionneur qui en est à blâmer. En équipe nationale, à tous niveaux, l’accent est mis sur le travail collectif : les défenses, les reconversions selon le jeu de l’adversaire, les combinaisons pour déverrouiller une défense hermétique, la variation des tirs, les placements et les offensives à deux ou à trois, etc.
La condition physique est une responsabilité des clubs, étant donné qu’une préparation ne se construit pas en quinze jours ou en un mois. Elle débute par la préparation estivale et se poursuit tout au long de l’année avec les compétitions. En sélection, on l’entretient selon les besoins, et elle est souvent individuelle.
Une compétition de jeunes à améliorer
Nos compétitions de jeunes n’offrent pas le cadre nécessaire pour acquérir l’endurance essentielle à l’imposition d’un rythme de jeu et à l’espoir de changer le cours des matchs. C’est pourquoi nos jeunes ont subi et ont été incapables de réagir. Laissons le staff technique en tirer des conclusions et rappelons que c’est un point à examiner par le futur bureau fédéral de la FTHB.
Étant donné que ces jeunes ont des objectifs internationaux, il est nécessaire de « professionnaliser » leur préparation en leur assurant une structure adaptée à ce qu’on exige d’eux, donc plus intense au niveau de leurs clubs respectifs. C’est pourquoi la direction technique actuelle serait bien inspirée d’élaborer un calendrier qui pourrait, par exemple, être jumelé avec celui des seniors. Le niveau en résulterait sûrement amélioré car, avec le prestige, les clubs seraient incités à mobiliser plus de ressources pour ces jeunes. Faire jouer les jeunes en lever de rideau ne serait pas déconseillé. Ces jeunes ont besoin de ressentir la pression et de vivre l’intensité des matchs à enjeu élevé.
Notre manière actuelle de préparer les sélections jeunes ne parvient pas à leur faire franchir un cap qui demeure en deçà de ce qui est nécessaire pour affronter des équipes étrangères, qui disputent des matchs plus intenses et à une fréquence rapprochée, tout en ayant établi leur territoire. Les « stages de préparation » sont tout simplement insuffisants, et il serait crucial de trouver d’autres alternatives que ces rassemblements, permettant seulement aux joueurs convoqués de faire connaissance.

