Autorité palestinienne : l’Europe ne parvient pas à réimposer la solution à deux États.
Les dirigeants européens se sont réunis à Bruxelles le lundi 20 avril 2026 pour réaffirmer leur soutien à l’Autorité palestinienne. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a ouvert la réunion de la « Coalition internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux États » en déclarant : « Nous nous réunissons en pleine tempête. Mais nous ne pouvons pas abandonner la boussole. »
Réunis à Bruxelles le lundi 20 avril 2026, les dirigeants européens ont réaffirmé leur soutien sans faille à l’Autorité palestinienne. Cette initiative diplomatique se déroule alors que le conflit armé entre les États-Unis, l’entité sioniste et l’Iran masque la situation critique à Gaza et alors que Washington semble chercher à exclure Ramallah des discussions régionales.
Le contexte est marqué par une marginalisation accrue de l’Autorité palestinienne sous l’égide du président américain Donald Trump, dont l’initiative « Conseil pour la Paix » redéfinit l’avenir de Gaza sans concertation préalable avec les acteurs concernés.
« Ne pas perdre la boussole »
Face à cette situation, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a ouvert la réunion de la « Coalition internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux États » en lançant un avertissement clair : « Nous nous réunissons en pleine tempête. Mais nous ne pouvons pas abandonner la boussole. » Il a rappelé que la résolution du conflit israélo-palestinien constitue la clé de la stabilité du Moyen-Orient et, par extension, du monde entier.
De son côté, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a appelé ses partenaires à agir avec plus de vigueur : « Nous pouvons et nous devons faire davantage pour remettre fermement la solution à deux États sur la table. »
La souveraineté de Gaza en question
Lors de cette conférence, le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa a évoqué un moment charnière, entre une « tragédie immense et une fenêtre d’opportunité étroite, mais réelle, pour passer de la guerre à une paix juste et durable. »
Il a souligné avec insistance que la bande de Gaza est une « partie intégrante de l’État de Palestine », réaffirmant que la gestion de l’enclave doit, à terme, revenir sous l’autorité souveraine de l’Autorité palestinienne.

