Guerre contre le narcotrafic : attaque du président colombien envers son homologue équatorien.
Le président colombien Gustavo Petro a annoncé dimanche qu’il allait poursuivre pénalement pour diffamation son homologue équatorien Daniel Noboa. Daniel Noboa reproche à Gustavo Petro son manque présumé de soutien dans la lutte contre le trafic de drogue à la frontière entre les deux pays, engagés depuis février dans une guerre commerciale avec des droits de douane de 100 %.
Le président colombien Gustavo Petro a annoncé dimanche son intention de poursuivre en justice pour diffamation son homologue équatorien Daniel Noboa, qui l’accuse d’avoir tenu des réunions avec des narcotrafiquants présumés en Équateur. Cette déclaration marque une nouvelle escalade dans la guerre commerciale entre les deux pays, conflit qui dure depuis plusieurs mois.
« J’ai décidé de poursuivre pénalement le président Noboa pour diffamation », a déclaré le président colombien sur X. Daniel Noboa avait récemment affirmé dans le magazine colombien Semana que Gustavo Petro avait rencontré des membres du mouvement Révolution citoyenne, dirigé par l’ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017), lors d’une visite privée au port de Manta (sud-ouest) à l’occasion de l’investiture de l’Équatorien en 2025.
**Diplomatie très très musclée**
« Certains de ces membres ont des liens avec Fito », a précisé Noboa, en désignant José Adolfo Macías, chef du puissant groupe de narcotrafiquants Los Choneros, qui est lié au cartel mexicain de Sinaloa et qui a été extradé vers les États-Unis après le passage de Petro dans ce port de pêche.
« Je ne saurais dire pour l’instant s’il a rencontré Fito en personne. Mais disons qu’il se trouvait avec le même groupe et dans la même région », a ajouté Gustavo Noboa. En réponse, Gustavo Petro a ironisé : « Je ne sais pas si le fait de se rendre quelque part en Équateur implique la suspicion de contacts louches », et a annoncé son intention de publier la liste des Équatoriens capturés et extradés sous son gouvernement « afin qu’il n’y ait aucun doute » sur sa volonté de combattre le crime organisé.
Daniel Noboa reproche à Gustavo Petro son manque présumé de soutien dans la lutte contre le trafic de drogue à la frontière entre leurs deux pays, qui sont engagés depuis février dans une guerre commerciale avec des droits de douane de 100 %.
La situation diplomatique s’est détériorée lorsque Gustavo Petro a qualifié Jorge Glas, l’ancien vice-président de Rafael Correa entre 2013 et 2017, de « prisonnier politique ». Glas a été condamné pour corruption, ce qui a entraîné le rappel des ambassadeurs des deux pays.

