L’Espagne demande à l’UE de « rompre » l’accord avec Israël.
L’Espagne demandera mardi à l’Union européenne de rompre son accord d’association avec Israël, considérant que son gouvernement « viole le droit international », a annoncé dimanche le Premier ministre Pedro Sánchez. L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, entré en vigueur en 2000, comporte une clause subordonnant la relation au respect des droits de l’homme.
L’Espagne va demander mardi à l’Union européenne de mettre fin à son accord d’association avec Israël, en considérant que son gouvernement « viole le droit international », a annoncé dimanche le Premier ministre Pedro Sánchez.
« Ce mardi, le gouvernement espagnol présentera à l’Europe une proposition afin que l’Union européenne rompe son accord d’association avec Israël », car un gouvernement « qui viole le droit international (…) ne peut être partenaire de l’Union européenne », a expliqué M. Sánchez lors d’un meeting électoral en Andalousie. « C’est aussi simple que cela », a-t-il ajouté.
L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, entré en vigueur en 2000, comprend une clause qui conditionne la relation au respect des droits de l’homme.
L’Espagne a remis en question cet accord pour la première fois en février 2024, lorsque Pedro Sánchez et le Premier ministre irlandais de l’époque ont adressé une lettre conjointe à la Commission européenne.
Cette lettre sollicitait une évaluation du respect par Israël de ses obligations en matière de droits de l’homme à la suite du début de la guerre à Gaza.
Depuis, M. Sánchez a progressivement renforcé sa position sur ce sujet, en particulier avec la guerre au Liban, jusqu’à sa déclaration de dimanche.
Cette déclaration fait suite à une lettre envoyée vendredi à la Commission par l’Irlande, la Slovénie et l’Espagne, demandant que « l’accord d’association UE-Israël soit examiné lors de la prochaine réunion du Conseil des Affaires étrangères ».

