L’extrême droite européenne s’oppose à Bruxelles et à l’immigration à Milan.
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Milan pour un grand meeting où plusieurs dirigeants d’extrême droite européens ont défendu leurs positions communes sur la « remigration ». Une contre-manifestation organisée par plusieurs associations antifascistes a réuni plusieurs milliers de personnes derrière une banderole « Milan est migrante » à quelques centaines de mètres du Dôme.
Plusieurs milliers de personnes se sont réunies samedi à Milan pour un grand meeting réunissant des dirigeants d’extrême droite européens, qui ont défendu leurs points de vue communs sur la « remigration » et se sont opposés aux règles communautaires.
Intitulée « Sans peur : en Europe, patrons chez nous », cette manifestation, organisée sur la place du Dôme par les « Patriotes pour l’Europe », un groupe souverainiste du Parlement européen, a duré près de trois heures.
Matteo Salvini, secrétaire du parti italien d’extrême droite la Ligue (Lega), a rendu hommage à Viktor Orban en déclarant : « Cher Viktor, tu as défendu les frontières et combattu les trafiquants d’êtres humains et les trafiquants d’armes. Continuons tous ensemble ce combat, de liberté et de légalité », en référence à la récente défaite électorale du Premier ministre hongrois.
Devant une foule brandissant des drapeaux italiens et de la Ligue, Geert Wilders, leader du parti d’extrême droite néerlandais, a affirmé : « Aujourd’hui, la tragédie que nous avions prédite est devenue une réalité : notre peuple, les habitants originels de l’Europe, a été frappé par un raz-de-marée d’immigration de masse, d’immigration illégale, principalement en provenance de pays islamiques. »
Le public a à plusieurs reprises scandé « remigration », un terme faisant référence à une politique d’expulsion massive de personnes étrangères ou d’origine étrangère.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), était la figure principale du meeting, en l’absence de représentants hongrois ou espagnols. En italien, il a déclaré : « Ici à Milan, je suis venu pour vous rassurer : notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche. Et nous nous préparons à dire adieu à Macron. »
Il avait également souligné lors d’un point presse avant la manifestation que « le gouvernement italien est un gouvernement ami, avec lequel j’espère nous aurons l’occasion de travailler demain. »
À quelques centaines de mètres du Dôme, une contre-manifestation organisée par plusieurs associations antifascistes a rassemblé également plusieurs milliers de personnes, brandissant une banderole « Milan est migrante » et des drapeaux palestiniens. Un important cordon policier séparait les deux camps.
Parallèlement, un rassemblement international de progressistes s’est tenu à Barcelone, réunissant le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et les chefs d’Etat brésilien Lula et mexicain Claudia Sheinbaum, pour « protéger et renforcer » la démocratie.

