Guerre en Ukraine : Cinq morts lors d’une fusillade à Kiev
Une fusillade a fait au moins cinq morts samedi dans un quartier résidentiel de la capitale ukrainienne, Kiev, tandis que 15 personnes ont été blessées et au moins dix ont été hospitalisées. Le directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC Que Choisir estime à 4 à 5 % la hausse des prix en rayon dans les mois à venir, à la suite de la guerre en Iran.

Vous n’avez pas suivi les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici ce qu’il faut retenir de ce samedi 18 avril 2026, au 1.515e jour du conflit.
Le fait du jour
Une fusillade a causé au moins cinq morts samedi dans un quartier résidentiel de la capitale ukrainienne, Kiev. « Jusqu’à présent, le décès de cinq personnes a été confirmé », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur X, précisant que « quatre otages ont été secourus ».
Le suspect de cette fusillade, survenue en plein jour dans un grand quartier résidentiel de la rive droite de la ville, « a été tué lors de son arrestation », a mentionné un peu plus tôt le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko. Les forces de l’ordre avaient tenté de l’interpeller dans le supermarché où il « avait pris des otages et tiré sur la police », selon le ministre.
Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a rapporté que 15 personnes ont été blessées et au moins dix ont été hospitalisées.
Le procureur général Rouslan Kravtchenko a indiqué dans un communiqué que le suspect était « un homme de 58 ans, né à Moscou ». Il aurait d’abord ouvert le feu dans la rue, « après quoi il s’est barricadé à l’intérieur d’un supermarché et a pris des otages. »
La déclaration du jour
« Le président Macron et moi avons des points de vue très proches sur la manière de construire la force de l’Europe, la souveraineté de la Pologne, de la France et de l’Europe, et sur la façon de coopérer en matière de sécurité, y compris en utilisant le potentiel nucléaire de la France »
Le Premier ministre polonais Donald Tusk recevra Emmanuel Macron lundi à Gdansk pour officialiser un rapprochement stratégique bilatéral, notamment en matière de dissuasion nucléaire, dans un contexte d’incertitudes transatlantiques marqué par les élections clés à venir dans les deux pays.
Ce sommet s’inscrit dans le cadre du traité franco-polonais d’amitié et de coopération renforcée signé le 9 mai 2025 à Nancy (est de la France), qui a élevé la Pologne au rang des plus proches alliés de la France, aux côtés de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne.
Le chiffre
5 %. Le directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC Que Choisir estime que les prix en rayon devraient augmenter de 4 à 5 % dans les mois à venir, à la suite de la guerre en Iran. Cette hausse « ne sera pas du même ordre de grandeur » que celle observée suite à la guerre en Ukraine en 2022-2023, qui avait été de « 20-25 % d’augmentation en un peu plus d’un an ».
La tendance
Le département américain du Trésor a prolongé temporairement, jusqu’au 16 mai, la suspension de la majorité des sanctions visant l’industrie pétrolière russe, suite à la forte baisse des cours du pétrole provoquée par la reprise via le détroit d’Ormuz. Cette décision, effective dès aujourd’hui, concerne toutes les opérations liées à l’embarquement et à la livraison de pétrole en provenance de Russie, y compris les navires de la flotte fantôme russe jusqu’à présent sous sanctions.
Cependant, les transactions avec l’Iran, la Corée du Nord, Cuba, ainsi que les régions ukrainiennes occupées, dont la Crimée, demeurent interdites.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Le gouvernement américain avait déjà levé temporairement les sanctions concernant le pétrole russe stocké en mer, dans le but d’atténuer la flambée des prix du pétrole. Cependant, le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait assuré mercredi que cette suspension ne serait pas prolongée au-delà de la période initiale. « Nous ne renouvellerons pas la licence sur le pétrole russe », avait-il alors déclaré lors d’une conférence de presse.

