Belgique

Bpost : un accord qui ne trouve pas de consensus, informations disponibles

Environ 80% des bureaux de poste et des centres de distribution devraient rester fermés ou à l’arrêt en Wallonie, jusqu’à ce qu’un accord total soit signé avec la direction. « Les autorisations mutuelles pour rembourser les patients ne se font qu’en version papier par la poste », explique Andrew Gilbert, kiné.

Vers une reprise du travail ?

Malgré le préaccord, les trois semaines de grève ont incontestablement impacté la situation. Le retour à la normale prendra du temps, d’autant plus que la reprise du travail reste incertaine dans de nombreux endroits.

Ce vendredi soir, Grégory Vandersmissen, délégué principal CSC, a déclaré qu’environ 80 % des bureaux de poste et des centres de distribution en Wallonie devraient rester fermés ou à l’arrêt, tant qu’un accord complet n’est pas signé avec la direction. Cette information provient des consultations et des votes réalisés lors des assemblées générales de ce vendredi.

D’autres sources évoquent une reprise progressive des activités ce samedi dans des localités telles que le Brabant wallon (Jodoigne et Wavre), à Fleurus ou encore à Awans. La situation demeure néanmoins floue.

Il faudra donc faire preuve de patience pour résoudre les enjeux de cette grève et réduire les nombreux retards de livraisons de colis et de courrier.

En attendant, quid des lésés de cette grève ?

De nombreux témoignages émergent, apportant leur lot de désagréments. Cette situation engendre des difficultés, surtout pour certains métiers.

« Les convocations pour les audiences ne partent plus », explique Valérie Moreau, juge de paix. « Elles doivent s’effectuer par courrier recommandé avec accusé de réception. Et tant que je n’ai pas l’accusé de réception, si la personne n’est pas présente à l’audience, je ne peux pas être certaine qu’elle ait été valablement convoquée. Dans des affaires concernant des loyers, par exemple, si le locataire ne vient pas à l’audience, comme cela s’est produit mercredi dernier, je ne peux pas prendre le dossier. Sans savoir quand la grève prendra fin, j’ai dû reporter l’audience très loin, ce qui entraînera des mois de loyers impayés pour le propriétaire. »

Andrew Gilbert, kinésithérapeute, fait également face à des complications dues à cette grève. « Les autorisations des mutuelles pour rembourser les patients ne se font qu’en version papier, par la poste. Rien n’est digital, ce qui engendre un énorme retard. Je continue à envoyer mes factures par la poste, accompagnées d’une attestation de soin, indispensable pour que le patient soit remboursé. »

Une situation difficile, et cette grève de trois semaines commence à devenir pesante… « J’ai environ 15 000 euros de factures en attente qui ne sont pas réglées. Dans notre cabinet, nous sommes six kinésithérapeutes dans la même situation. »

Colis ou factures en retard : que peut-on faire ?

Il existe plusieurs mesures en fonction de votre situation. Si vous attendez un colis qui ne parvient pas, « la première chose à faire est de vérifier le délai de livraison convenu. Si rien n’a été précisé, la loi impose un délai de 30 jours », explique Julie Frère, porte-parole de Test-Achats. « Une fois ce délai écoulé, il faut mettre le vendeur en demeure de livrer le colis dans un nouveau délai raisonnable (environ 7 jours) et ce n’est que si ce second délai n’est pas respecté que l’on peut résilier son contrat, son achat et demander un remboursement. »

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Bpost n’est donc pas notre interlocuteur principal. « C’est le vendeur » précise Julie Frère, « c’est lui le responsable de la livraison de votre colis. »

Concernant les factures, « si vous les avez acceptées dans un contrat au format digital, vous devez les régler. Cependant, si vous avez opté pour la version papier, vous ne pouvez pas être tenu responsable du retard lié à la grève. Dans ce cas, vous devez payer la facture à réception. Si l’entreprise vous impose des frais de retard ou de rappel, vous pouvez les contester. »

Le meilleur conseil est de conserver toutes les preuves en cas de litige.