Belgique

Moody’s dégrade la note financière de la Belgique, perd son « double A »

La décision de dégrader la note de la Belgique à A1 a été expliquée par Moody’s comme une incapacité du gouvernement actuel à mettre en œuvre des mesures suffisantes pour stabiliser le poids de la dette. Le Premier ministre, Bart De Wever, a déclaré que la dégradation de la note par Moody’s « n’est malheureusement pas une surprise » et a souligné que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour rétablir la confiance des marchés internationaux.


« La décision de dégrader la note de la Belgique à A1 reflète notre conviction que le gouvernement actuel ne sera pas en mesure de mettre en œuvre des mesures suffisantes pour stabiliser le poids de la dette. Bien que le gouvernement de coalition ait adopté en 2025 un certain nombre de réformes budgétaires et structurelles politiquement ambitieuses, ces mesures ne suffisent pas à compenser les pressions budgétaires négatives résultant de la hausse des charges d’intérêts, des dépenses supplémentaires en matière de Défense, des pressions persistantes liées au vieillissement de la population et de la baisse des recettes« , avertit Moody’s dans un communiqué.

Le 14 juin, l’agence Fitch avait déjà dégradé la note belge alors que Moody’s l’avait maintenue. « Après la dégradation de la note par Fitch l’année dernière, cette nouvelle dégradation par Moody’s n’est malheureusement pas une surprise. Elle souligne une fois de plus que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour rétablir la confiance des marchés internationaux dans la santé financière de notre pays. C’est une question de sens des responsabilités que de s’y atteler sérieusement au cours des prochains mois« , a commenté le Premier ministre, Bart De Wever.

Le gouvernement peine depuis des mois à trouver un accord définitif sur des mesures de redressement structurel des finances publiques. Une partie des mesures fiscales convenues en décembre, et intégrées dans le budget, a entre-temps fait long feu, une autre est reportée et les prochains rounds budgétaires s’annoncent difficiles. Depuis vendredi, le gouvernement fédéral est en outre paralysé par des dissensions internes autour de mesures de soutien face aux prix de l’énergie.