Médecine, pharmacie, kiné : nouvelle organisation pour la première année des études de santé
Dès la rentrée 2027, une réforme pour transformer la première année d’études de santé entrera en vigueur, remplaçant le système PASS/LAS mis en place en 2020 par un modèle harmonisé sur tout le territoire. La future première année portera sur trois blocs équilibrés de matières enseignées, dont un bloc spécifiquement « santé », un bloc « disciplinaire » et un bloc « transversal ».
Nouvelles règles pour les études de santé. À partir de la rentrée 2027, le gouvernement souhaite mettre en œuvre une réforme pour modifier le premier cycle des études médicales.
Présenté vendredi par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé, « le nouveau dispositif remplace le système PASS/LAS » instauré en 2020 « par un modèle harmonisé sur tout le territoire », ont précisé dans un communiqué commun les services de Philippe Baptiste et Stéphanie Rist.
Trois blocs
La nouvelle première année d’études de santé offrira cinq filières : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie, cette dernière étant désormais « pleinement intégrée » au système.
Cette première année comprendra « trois blocs équilibrés » de matières enseignées : un bloc spécifiquement « santé », un bloc « disciplinaire » (matières associées comme les sciences de la vie ou la physique) et un bloc « transversal » (autres matières telles que l’anglais). Les étudiants ayant du mal à atteindre le niveau requis pour intégrer l’une des cinq filières pourront redoubler leur première année.
Davantage d’équité
La réforme de 2020 avait mis en place deux voies d’accès parallèles : PASS (parcours d’accès spécifique santé) et LAS (Licences d’accès santé). Cependant, « l’essai », qui visait notamment à diversifier le profil des futurs médecins, n’a « pas été totalement transformé », a noté Stéphanie Rist lors d’une réunion de présentation de la réforme aux responsables universitaires et étudiants.
« Les étudiants et les familles ont besoin de plus d’équité et d’accompagnement », a-t-elle poursuivi, en soulignant que « des points techniques restent encore à préciser » dans la nouvelle réforme. Pour nous, « c’est une grande avancée », a déclaré Louise Lenglin, vice-présidente de la FAGE (fédération étudiante) lors de cette réunion ouverte à la presse. « Aujourd’hui, les étudiants sont ballottés » dans un système « qui manque clairement de lisibilité », a-t-elle ajouté, se réjouissant notamment de la possibilité de redoublement introduite par la réforme.
En revanche, Isabelle Laffont, présidente des doyens de médecine, a exprimé des réserves. Bien que les doyens soient « très demandeurs » d’une évolution du système dual actuel, ils ont « quelques petites réserves ou questionnements » concernant le nouveau dispositif, a-t-elle souligné auprès des deux ministres.

