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Malgré les turbulences au CA, les chances restent intactes.

Le Club Africain a un match en moins à disputer face à l’ES Zarzis. À dix jours de leur prochaine rencontre contre les Aghlabides, les joueurs du Club Africain doivent transformer la pression de leur rival en motivation pour remporter chaque match restant.

La bataille pour le titre est très disputée avec le rival «Sang et Or», mais le Club Africain garde une bonne position, bien que le champion en titre ait un match en moins à jouer contre l’ES Zarzis.

La Presse —Aujourd’hui, le CA a toujours son destin entre ses mains, et s’il réussit d’ici la fin, il sera couronné. Avec cinq matches restants, le CA devra faire preuve de résilience, développer sa capacité à surmonter les difficultés, et surtout s’adapter à l’adversité, car la nature de ses adversaires variera. Parmi eux figurent ceux en lutte pour le maintien, comme la JS Kairouanaise, l’Olympique Béja et l’AS Soliman, ceux qui visent le titre comme l’Espérance de Tunis, et enfin, une équipe visant les places d’accessit, le Stade Tunisien.

Actuellement, contrairement aux saisons précédentes, bien que ce ne soit pas encore totalement confirmé, le titre semble se jouer lors des dernières rencontres de la saison régulière, et le cycle actuel de matches ressemble à une phase finale. Cependant, pour le coach clubiste, compte tenu de la performance récente face aux Usémistes à Monastir, des ajustements doivent être effectués pour optimiser le rendement global.

Il est inévitable d’identifier certaines défaillances, que ce soit en attaque, au milieu ou en défense. Les passages à vide du polyvalent Ait Malek, le manque de dynamisme de l’attaquant hybride Harzi, les hésitations de Bouguerra, la prévisibilité de Kinzumbi et l’acharnement de l’axial Cherifi à privilégier les longs ballons sans s’orienter vers une construction de jeu : voici les failles constatées chez les Clubistes lors du match au Mustapha Ben Jannet. Il va désormais falloir corriger ces lacunes de manière déterminante afin d’apporter des solutions concrètes.

Un défi mental autant que technique

À cet égard, plusieurs facteurs détermineront si les coéquipiers de Ben Abda peuvent passer ce palier supplémentaire pour décrocher le titre. Tout d’abord, bien que l’objectif immédiat soit de renouer avec la victoire dans dix jours face aux Aghlabides, les Clubistes doivent également gérer le duel à distance avec l’Espérance.

Le plus grand défi ici n’est pas seulement technique, mais également mental. En effet, avec le champion en titre ayant un match en moins, le Club Africain n’a aucune marge d’erreur. Pour se dépasser, les joueurs de Mouhib Chamekh devront transformer la pression liée à ce match en retard de leur rival en une motivation supplémentaire pour remporter chaque rencontre restante.

Un autre facteur est la lucidité offensive qui a fait défaut à Ribat. En effet, le match contre l’US Monastirienne a révélé des difficultés à débloquer des situations fermées, et les attaquants doivent faire preuve de clairvoyance pour retrouver une efficacité clinique devant le but, surtout face à des blocs défensifs bien organisés.

Enfin, et c’est un élément qui pourrait faire la différence, le troisième facteur concerne la profondeur du banc. En cette fin de saison, la fatigue accumulée et les risques de blessures (comme l’absence récente de Khadhraoui) ou de suspensions sont bien réels. D’où l’importance pour Faouzi Benzarti de pouvoir faire tourner l’effectif sans compromettre la qualité. En football, parfois, la clé du succès repose sur des joueurs de l’ombre ou des remplaçants capables d’apporter la différence.

Ainsi, le CA a les moyens de réussir ! L’élan historique et le soutien massif du public sont des atouts déterminants. S’ils parviennent à maintenir leur rigueur défensive tout en étant plus percutants en attaque, les Clubistes auront de meilleures chances d’espérer un dénouement favorable.