France

Neuilly-sur-Seine : Qui est Éric Robic, abattu ?

Un homme d’une cinquantaine d’années, identifié comme Éric Robic, a été abattu par balles ce jeudi matin à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) par deux hommes casqués circulant à moto ou en scooter. Âgé de 51 ans, Éric Robic était connu des autorités pour un lourd passé judiciaire, incluant des condamnations pour homicide involontaire aggravé en 2014 et une escroquerie internationale en janvier 2024.


Un homme d’une cinquantaine d’années a été abattu par balles ce jeudi matin en pleine rue à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Selon les premières informations, deux hommes casqués circulant à moto ou en scooter ont tiré avant de s’enfuir. La victime a été rapidement identifiée comme Éric Robic, une personnalité mal connue des autorités.

Mais pourquoi Éric Robic était-il connu de la police ? Qu’est-ce que l’affaire Zeitouni ? 20 Minutes vous éclaire.

Qui était Éric Robic ?

Agé de 51 ans, Éric Robic avait un passé judiciaire chargé. D’après une source proche de l’enquête, il était « très défavorablement connu des services » pour des faits d’outrages, de rébellion, d’escroqueries, d’association de malfaiteurs, de coups et blessures volontaires et involontaires, ainsi que d’homicide involontaire. Son casier judiciaire comportait également douze mentions, dont la plus célèbre est l’affaire Zeitouni.

Qu’est-ce que l’affaire Zeitouni ?

Éric Robic avait fait la une des journaux en 2011, suite à la mort de Lee Zeitouni, une jeune Israélienne de 25 ans, tuée par le 4×4 qu’il conduisait à Tel-Aviv. Après les faits, il avait quitté Israël pour retourner en France. L’affaire avait provoqué des tensions diplomatiques entre Paris et Tel-Aviv. En 2014, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans de prison ferme pour homicide involontaire aggravé. Son passager, Claude Khayat, avait reçu une peine de 15 mois de prison ferme.

Pourquoi parle-t-on d’un « escroc » ?

En janvier 2024, Éric Robic avait de nouveau été condamné dans une affaire d’escroquerie internationale évaluée à environ un million d’euros. Cette arnaque concernait l’achat de véhicules via des sociétés écrans. Reconnu comme l’un des instigateurs de cette escroquerie, il avait été condamné à dix-huit mois de prison, assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec des obligations de travail, de remboursement des sommes dues à l’État et d’indemnisation des victimes.