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Bayern – Real : Camavinga, critiqué, est-il cramé ?

Eduardo Camavinga est sous contrat avec le Real Madrid jusqu’en 2029, après avoir prolongé son bail de trois ans supplémentaires en 2023. Le milieu de terrain français a été exclu huit minutes après son entrée en jeu lors du quart de finale retour de C1, pour deux cartons jaunes.


Eduardo Camavinga doit-il s’inquiéter de l’effet kiss cool ? Évitant globalement les critiques de la press espagnole et de son entraîneur, Alvaro Arbeloa, qui ne le porte pourtant pas dans son cœur, le milieu de terrain français se retrouve malgré tout sous le feu des projecteurs après sa « distasterclass » de mercredi dernier en quart de finale retour de la Ligue des champions.

Exclu seulement huit minutes après son entrée sur le terrain, à la suite de deux cartons jaunes, dont un, bien que sévère, d’une stupidité affolante, l’ancien Rennais se trouve actuellement au cœur de la tempête. Sa responsabilité dans la défaite et l’élimination du Real ne va pas tarder à dominer les discussions autour du club madrilène. On se demande même si cet incident pourrait marquer la fin de son aventure à Madrid, lui qui déçoit régulièrement depuis plusieurs mois.

Rarement percutant sur le terrain, Camavinga n’a pas réussi à s’imposer comme on l’espérait lorsqu’il a quitté l’Ille-et-Vilaine, auréolé de l’étiquette de nouveau talent du football français. La patience des supporters du Real est en effet très limitée.

Déjà désigné par de nombreux fans comme l’un des principaux artisans de la défaite du Real contre Majorque (2-1), trois jours avant la rencontre face au Bayern, le milieu français devra faire preuve de résilience pour rebondir, alors que des rumeurs de départ commencent à émerger dans la presse espagnole. Sur les réseaux sociaux, les « Camavingadas », un surnom peu flatteur donné pour qualifier ses erreurs, se multiplient à chaque match où il passe à côté de son sujet.

Sous contrat jusqu’en 2029, après avoir prolongé de trois ans en 2023, Camavinga ne prévoit pas de renoncer facilement, bénéficiant encore du soutien indéfectible de son président Florentino Perez. Cependant, dans le monde du football, l’affection et la loyauté sont des notions éphémères, et il pourrait suffire d’un rien pour que l’opinion du président change.

La fin de saison du Real promet d’être longue, très longue, sans objectif à atteindre jusqu’au mois de mai. Cela pourrait offrir une occasion au Français de montrer un meilleur visage et de prouver qu’il a encore sa place dans ce qu’il considère comme le meilleur club du monde. Toutefois, son crédit est déjà largement entamé et un nouvel échec pourrait lui coûter très cher.