Affaire Grégory : Jacqueline Jacob demande l’annulation de sa mise en examen.
La grand-tante Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, a déposé deux requêtes en annulation de sa mise en examen pour « association de malfaiteurs » en vue de la préparation à l’enlèvement de Grégory. Jacqueline Jacob est soupçonnée d’être l’un des cinq corbeaux qui ont menacé la famille de Grégory Villemin et conteste fermement les faits selon ses avocats.
C’est une énigme judiciaire qui perdure depuis plus de quarante ans. Jacqueline Jacob, mise en examen pour son éventuelle implication en tant que « corbeau » ayant revendiqué l’assassinat du petit Grégory dans les Vosges, a déposé deux requêtes en annulation, selon ce qu’ont annoncé ses avocats mercredi.
Les avocats Stéphane Giuranna et Alexandre Bouthier, deux des trois conseils de Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, ont confirmé le dépôt de ces deux requêtes. Jacqueline Jacob a été mise en examen en octobre pour « association de malfaiteurs » dans le cadre de la préparation à l’enlèvement de Grégory, comme l’avait rapporté BFMTV.
Les requêtes ont pour objectif de demander à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon de constater « la prescription de l’action publique », ce qui pourrait conduire à l’annulation de la mise en examen de Jacqueline Jacob. La date de l’audience n’est pas encore annoncée.
Jacqueline Jacob est la grand-tante de Grégory Villemin, dont le corps a été retrouvé noyé, pieds et mains liés, à l’âge de quatre ans, le 16 octobre 1984, dans la Vologne, une rivière située dans les Vosges. Son mari est le frère de la grand-mère de l’enfant.
Elle est soupçonnée d’être l’un des cinq corbeaux, selon une expertise, qui ont menacé la famille de Grégory Villemin pendant de nombreuses années. C’est également elle qui aurait revendiqué le meurtre de Grégory, selon les juges enquêteurs. Ses avocats soulignent qu’elle « conteste fermement les faits ».
Me Stéphane Giuranna avait déclaré en octobre que cette mise en examen « ne pèse pas bien lourd » et « ne vaut tripette », annonçant que la défense ferait appel « sur la forme et sur le fond ». Me Alexandre Bouthier a également noté que « la justice n’apprend pas de ses erreurs », faisant référence à la première mise en examen de sa cliente en 2017 pour « enlèvement et séquestration suivie de mort », ce qui avait conduit à son emprisonnement durant quatre jours. Cette mise en examen avait été annulée en mai 2018 en raison d’un vice de forme.

