IPPJ : la Ministre Lescrenier annonce 30 nouvelles places à Forest d’ici 2028
Une nouvelle IPPJ aurait dû voir le jour en 2020, puis en 2024, mais le chantier a repris en printemps 2026 et doit se terminer en 2028, avec 30 nouvelles places d’accueil pour mineurs délinquants. Le projet initial, prévu comme un centre « ouvert », devient un projet « intra-muros », entraînant un coût supplémentaire de 450.000 euros.
Annoncé en 2016 par Rachid Madrane, qui était alors ministre en charge de l’Aide à la Jeunesse à la Fédération Wallonie-Bruxelles, un nouvel Institut Public de Protection de la Jeunesse (IPPJ) aurait dû voir le jour en 2020, puis en 2024. Cependant, les longues procédures urbanistiques et la faillite de l’entrepreneur ont retardé le projet. Finalement, au printemps 2026, le chantier a repris. La transformation de l’ancien internat pour garçons de l’Athénée Victor Horta devrait se terminer en 2028, si tout se passe comme prévu. À ce moment-là, 30 nouvelles places d’accueil pour mineurs délinquants devraient être disponibles.
Charles Spapens, le bourgmestre de Forest, se réjouit de la reprise des travaux et souligne l’évolution récente du projet. Initialement prévu comme un centre « ouvert », l’IPPJ de Forest sera finalement un espace fermé, limitant ainsi la circulation des jeunes à l’extérieur de l’institution. La scolarité des adolescents se déroulera à l’intérieur du centre, contrairement aux plans initiaux qui prévoyaient leur intégration dans des écoles de leur choix. Cette décision peut rassurer les riverains qui craignaient de voir des mineurs délinquants se déplacer dans le quartier. Valérie Lescrenier, l’actuelle ministre de l’Aide à la jeunesse, a été contactée pour expliquer les raisons de cette révision du projet.
La transformation du projet d’un espace « extra-muros » à un espace « intra-muros » a été décidée suite à un constat de changement de profil des jeunes accueillis, qui sont devenus plus jeunes, avec des actes de plus en plus violents et une implication dans des réseaux criminels. Cela a conduit à une décision de renforcer le dispositif avec un régime plus contraignant. Les sorties des jeunes seront davantage limitées et l’accompagnement sera renforcé. En outre, la sécurité autour du projet sera revue, incluant des clôtures, des badges d’accès pour contrôler les entrées et sorties, et plus de personnel, avec 80 encadrants pour 30 places. Ce changement de philosophie engendrera un coût supplémentaire de 450 000 euros.
Les 30 nouvelles places s’ajouteront aux 245 existantes dans la Fédération. La ministre a précisé qu’il s’agit bien de places supplémentaires et non d’un transfert de places de la Wallonie vers Bruxelles, ce qui portera le total à 275 places en 2028. Par ailleurs, l’objectif est d’atteindre 300 places d’ici la fin de la législature grâce à d’autres initiatives. Valérie Lescrenier a également souligné que les dispositifs alternatifs sont renforcés, notamment avec une augmentation significative du nombre de prises en charge par les équipes mobiles d’accompagnement (+ 43). Selon elle, ces efforts, bien que jugés insuffisants par certains, s’inscrivent dans un contexte budgétaire difficile.

