Tunisie

Un repas ne doit pas être volé à une patiente à l’hôpital.

Une femme atteinte de cancer s’est retrouvée privée de repas dans un hôpital de la capitale, après que le ragoût de légumes apporté par son amie a été subtilisé du réfrigérateur. Cet incident soulève des interrogations sur la sécurité des aliments apportés par les visiteurs dans les établissements hospitaliers.


Un incident regrettable s’est produit dans un hôpital de la capitale. Une femme souffrant de cancer, hospitalisée en raison d’une détérioration de son état de santé liée à des traitements intensifs de chimiothérapie et de radiothérapie qui ont considérablement affaibli son système immunitaire, s’est retrouvée sans repas au moment où elle en avait le plus besoin pour reprendre des forces. Le plat que son amie lui avait préparé — un ragoût de légumes soigneusement conservé dans un contenant alimentaire — a été dérobé du réfrigérateur de l’étage où elle était alitée.

Il est important de noter que dans cet établissement, comme dans la plupart des hôpitaux, les repas sont préparés dans la cuisine de l’hôpital. Cet incident soulève des questions sur les conditions de prise en charge dans certains établissements. Bien que les repas soient en théorie préparés dans les cuisines des différents services, il est courant que les visiteurs et les proches des patients apportent également de la nourriture et la rangent dans les réfrigérateurs de ces cuisines.

Cependant, il semblerait que ces aliments ne soient pas en sécurité et peuvent être facilement volés, que ce soit par des membres du personnel paramédical peu scrupuleux — attirés notamment par les contenants alimentaires de qualité — ou par des visiteurs et autres accompagnants ayant un accès aisé à ces espaces communs. Pendant qu’ils doivent se nourrir pour retrouver un peu d’énergie, des patients, déjà éprouvés par la maladie et les traitements lourds, se retrouvent donc privés de nourriture et dépendent de la générosité et de la bonne conscience d’autrui pour se nourrir. Pour préserver un minimum de dignité pour ces malades, il serait nécessaire de renforcer le contrôle et de sécuriser les repas des patients, par exemple en installant des caméras dans les cuisines ou des réfrigérateurs dans les chambres, afin qu’ils puissent y ranger leurs repas sans risquer qu’on les leur vole. Cet incident soulève la question suivante : comment peut-on en arriver à voler de la nourriture à des patients en situation de vulnérabilité ?