Trump évoque un « scénario à la vénézuélienne » pour l’Iran.
Le président américain Donald Trump a déclaré que « les Iraniens n’ont pas quitté la table des négociations » et qu’il s’attend à ce qu’ils « nous donnent tout ce que nous voulons ». Il a menacé de détruire « les infrastructures énergétiques du pays en l’absence d’accord » et a affirmé que « les Iraniens veulent l’arme nucléaire, mais nous ne les laisserons jamais faire ».
Depuis son club de golf situé près de Miami, le président américain Donald Trump a exprimé dimanche une fermeté sans réserve à l’égard de Téhéran. Il a déclaré que les Iraniens finiraient par céder à toutes les demandes de Washington, établissant un parallèle clair avec sa stratégie concernant le Venezuela.
Lors d’un entretien avec Fox News, le président a affirmé que le sort de l’Iran serait « très similaire » à celui du Venezuela, mais à un « niveau supérieur ». Ce commentaire faisait référence à l’opération rapide qui a abouti en janvier dernier à l’arrestation de Nicolás Maduro, désormais incarcéré à New York. Trump a réaffirmé sa vision d’un Venezuela prospère, qui achète des produits américains grâce aux revenus de son pétrole sous une nouvelle gouvernance.
Convaincu que la pression américaine produit des résultats, Donald Trump s’attend à une capitulation diplomatique de Téhéran. « Les Iraniens n’ont pas quitté la table des négociations. Je prévois qu’ils reviendront et nous donneront tout ce que nous voulons », a-t-il insisté, qualifiant les échanges antérieurs de « très amicaux ».
Le président a également marqué son intransigeance vis-à-vis de ses négociateurs : « J’ai dit à mon équipe : je veux tout. Je ne veux pas 90 % ni 95 %. J’ai dit : je veux tout. »
Selon Donald Trump, la position iranienne est insoutenable. Il a affirmé qu’aucune personne ne pourrait être « assez stupide » pour revendiquer l’arme nucléaire sans disposer d’« aucun atout en main », rappelant la menace d’une destruction totale des infrastructures énergétiques du pays en l’absence d’accord.
Il a aussi défendu sa stratégie de tension sur les réseaux sociaux, soutenant que ses publications menaçant de « rayer la civilisation iranienne de la carte » ont été le principal facteur incitant Téhéran à revenir à la table des négociations. « Les Iraniens veulent l’arme nucléaire, mais nous ne les laisserons jamais faire », a-t-il conclu.

