La Hongrie choisit l’Europe : réactions après la défaite d’Orban.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré que « la Hongrie a choisi l’Europe » et a affirmé que ce vote représente « un moment charnière » pour l’avenir du pays au sein de l’Union. Viktor Orbán a reconnu sa défaite après 16 ans au pouvoir, qualifiant le résultat de « clair et douloureux ».
Parmi les premières réactions, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué un message fort envoyé par les électeurs hongrois.
« La Hongrie a choisi l’Europe », a-t-elle exprimé sur X, ajoutant que « ce soir, le cœur de l’Europe bat un peu plus vite en Hongrie ». Elle a considéré que ce vote était celui d' »un pays qui a repris son chemin européen », évoquant une étape décisive pour l’avenir du pays au sein de l’Union.
**Une « victoire des valeurs européennes »**
Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a félicité Péter Magyar et son parti, Tisza, pour leur victoire. Il a qualifié cet événement de « moment historique pour la Hongrie et pour l’Europe ». Emmanuel Macron, président français, a également félicité Péter Magyar, qualifiant cette victoire de « victoire de la participation démocratique » et soulignant « l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe ».
De son côté, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué « la victoire de l’Europe et des valeurs européennes », intégrant cette élection dans une dynamique plus large de renforcement du projet européen.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a également félicité Magyar pour sa « victoire éclatante » lors des législatives contre Viktor Orbán.
**Appels à une Europe plus unie**
En Allemagne, Friedrich Merz, chef conservateur, a exhorté le vainqueur à « joindre ses forces pour une Europe unie », soulignant l’importance d’une coopération renforcée entre les États membres dans un contexte international incertain.
Ces réactions convergentes témoignent d’une attente forte des partenaires européens envers le futur gouvernement hongrois.
**Des réactions contrastées à l’extrême droite**
À l’inverse, certaines personnalités politiques européennes ont salué Viktor Orbán. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a soutenu que la victoire de Péter Magyar démontrait « que les accusations incessantes des institutions européennes ces dernières années contre la démocratie hongroise étaient infondées ».
Il a décrit Viktor Orbán comme un « grand patriote », mettant en avant son bilan économique, ses politiques familiales et sa fermeté sur les questions migratoires. Il a aussi exprimé l’espoir que le successeur d’Orbán gouverne « dans l’intérêt exclusif de son pays et de son peuple ».
Marine Le Pen, ancienne présidente du RN, avait déjà affiché son soutien à Orbán en se rendant à Budapest fin mars. « Je remercie mon ami Viktor Orbán pour l’intense collaboration de ces dernières années », a-t-elle ajouté.
Dans le même esprit, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a félicité Péter Magyar pour sa « nette victoire électorale », rendant également hommage à Viktor Orbán pour leur « collaboration » durant ces dernières années. « Je remercie mon ami Viktor Orbán pour l’intense collaboration de ces dernières années et je sais qu’il continuera à servir sa nation, aussi depuis l’opposition », a-t-elle déclaré, soulignant le maintien de relations étroites entre l’Italie et la Hongrie.
**Une défaite reconnue comme « douloureuse »**
À Budapest, Viktor Orbán a rapidement reconnu sa défaite. Après 16 ans au pouvoir, il a qualifié le résultat de « clair et douloureux » et a appelé Péter Magyar pour le féliciter. Ce geste, rare dans un contexte politique souvent tendu, marque la reconnaissance d’un tournant historique dans le paysage politique hongrois.
**Un tournant pour la Hongrie et pour l’Europe**
Au-delà du résultat national, ces élections sont vues comme un moment clé pour les relations entre la Hongrie et l’Union européenne. Sous Viktor Orbán, les tensions avec Bruxelles avaient augmenté concernant l’État de droit et les valeurs démocratiques.
La victoire de Péter Magyar, perçu comme pro-européen, ouvre la voie à un possible rapprochement avec les institutions européennes, ce qui explique l’enthousiasme affiché par plusieurs dirigeants européens.

