Royaume-Uni : Un salarié obtient 450.000 euros après 25 ans sans congés.
Mossadek Ageli, gestionnaire immobilier pendant plusieurs décennies dans l’entreprise britannique Sabtina, a obtenu le versement de 392.000 livres sterling, soit près de 450.000 euros, pour 827 jours de congé non pris. En 2022, après son licenciement pour faute grave, il a attaqué sa société devant les tribunaux, qui ont ordonné son indemnisation, lui attribuant également 105.000 livres (120.000 euros environ) pour son licenciement abusif.
Vingt-cinq ans sans prendre de vacances, cela a un coût. Mossadek Ageli, gestionnaire immobilier pendant plusieurs décennies au sein de la société britannique Sabtina, a obtenu un versement de 392 000 livres sterling, équivalent à près de 450 000 euros, pour 827 jours de congé non pris, selon le journal britannique The Telegraph.
Qu’est-ce qui a poussé cet employé à travailler sans interruption pendant toutes ces années ? Il était l’unique salarié, avec son assistant, à travailler à temps plein dans l’entreprise, et sa présence était cruciale pour son bon fonctionnement. De 1987, année de son arrivée dans la société, à 1996, pas moins de 200 jours de congé lui ont été refusés.
### Un licenciement et tout bascule
En 1998, conscient qu’il n’allait pas pouvoir s’absenter, un accord a été trouvé entre lui et sa société pour lui verser une compensation pour ses jours non pris. Il a ainsi reçu deux paiements de 15 000 livres, soit environ 17 200 euros, en 2001 et en 2004. Toutefois, il n’a plus perçu aucun autre montant par la suite.
La situation a pris un tournant en 2022, après son licenciement pour faute grave, lors d’un changement d’équipe dirigeante. À ce moment-là, 827 jours de congé restaient impayés, et l’entreprise lui a fait savoir qu’elle ne comptait pas le dédommager.
Mossadek Ageli a alors porté l’affaire devant les tribunaux, qui ont jugé qu’il avait été « maltraité » en raison de la « retenue de ses paiements » et ont ordonné son indemnisation. De plus, il a reçu 105 000 livres (environ 120 000 euros) pour son licenciement abusif, le juge ayant constaté que la procédure avait été entachée de nombreux problèmes.

