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Guerre au Moyen-Orient : Trump menace Ormuz, cessez-le-feu fragile et Iran.

Le président américain Donald Trump a annoncé ce dimanche la mise en place d’un blocus naval américain du détroit d’Ormuz. Selon le président du Parlement iranien, les Etats-Unis ont été « incapables » de gagner la confiance des Iraniens pendant les négociations de paix.


Le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis apparaît plus fragile que jamais ce dimanche. Donald Trump a annoncé l’instauration d’un blocus naval américain dans le détroit d’Ormuz. Cette décision serait, selon lui, une réponse au refus « intransigeant » de l’Iran d’abandonner ses ambitions nucléaires lors des négociations à Islamabad ce week-end. Voici un point sur les derniers développements de la journée.

### Vers un blocus américain du détroit d’Ormuz ?

Comprendre les choix géostratégiques du président américain semble difficile. Ce dimanche, il a ordonné un blocus naval américain aux abords du détroit d’Ormuz tout en admettant que les pourparlers s’étaient « bien » déroulés, avec « la plupart des points ayant fait l’objet d’un accord ». Un élément demeure toutefois source de tensions : le refus de Téhéran de faire des concessions sur la question nucléaire.

« À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social quelques heures après le départ de la délégation américaine, face à l’échec des négociations. Cependant, Donald Trump n’a donné aucune précision sur les modalités de cette opération, alors que ce passage stratégique est contrôlé par l’Iran depuis le début du conflit.

### La réponse de Téhéran ne s’est pas fait attendre

Les Gardiens de la Révolution ont immédiatement réagi en menaçant de piéger leurs ennemis dans un « tourbillon mortel », affirmant avoir « entièrement sous contrôle » le trafic dans le détroit. De fait, Téhéran a instauré des droits de passage pour le franchir, qu’il compte maintenir.

Le président du Parlement iranien a déclaré que les États-Unis avaient été « incapables » de gagner la confiance des Iraniens pendant les négociations de paix, quelques heures après l’échec de ces pourparlers.

### Et revoilà les droits de douane…

Par ailleurs, Donald Trump a menacé la Chine, un de ses principaux partenaires commerciaux, de droits de douane de 50 % sur ses marchandises si Pékin apportait une aide militaire à l’Iran dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. « S’ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douane à 50 %, ce qui est vertigineux », a déclaré le président américain sur Fox News.

### Même Poutine s’en mêle

Vladimir Poutine aurait assuré à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, être prêt à jouer un rôle de médiateur. Lors d’un entretien téléphonique, le président russe « a souligné qu’il était prêt à continuer de faciliter la recherche d’un règlement politique et diplomatique du conflit et à servir de médiateur dans les efforts pour parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient », selon le Kremlin. Toutefois, il est peu probable que sa proposition aboutisse.

### Pour l’UE, la diplomatie reste « essentielle »

L’Union européenne reste persuadée que la diplomatie est « essentielle pour résoudre tous les sujets en suspens » dans le conflit au Moyen-Orient, a déclaré ce dimanche Anouar El Anouni, porte-parole de l’UE pour les Affaires étrangères. « Nous saluons le Pakistan pour ses efforts de médiation. L’Union européenne contribuera à tous les efforts diplomatiques, en tenant compte de toute l’étendue de ses intérêts et de ses préoccupations, en pleine coordination avec ses partenaires », a-t-il ajouté.