Vernissage de « From The Homeland » par Noureddine Ouarhim
Le vernissage de l’exposition « From The Homeland/Oudarnegh » de l’artiste plasticien marocain Noureddine Ouarhim a eu lieu jeudi soir à l’American arts center de Casablanca et se poursuit jusqu’au 8 mai. Cette exposition présente une trentaine d’œuvres qui explorent les thématiques de l’identité, de la mémoire et de l’appartenance, à travers l’utilisation de matériaux organiques et naturels.
Le vernissage de l’exposition « From The Homeland/Oudarnegh », orchestrée par l’artiste plasticien marocain Noureddine Ouarhim, a eu lieu jeudi soir au centre des arts américains de Casablanca. L’événement a rassemblé artistes, critiques d’art et passionnés de création contemporaine.
Cette exposition, qui se tiendra jusqu’au 8 mai, présente environ trente œuvres qui examinent les thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’appartenance. Elle utilise des matériaux organiques et naturels, tels que la terre, la chaux, les racines, le fusain et le charbon, invitant le public à plonger dans une véritable « géographie de l’âme », où chaque matière raconte une histoire et revêt un sens.
Dans un entretien avec la MAP, Noureddine Ouarhim, originaire de la région de Haha dans la province d’Essaouira, a expliqué que le terme amazigh « Oudarnegh », qui signifie « de nous » ou « nous appartient », engage une réflexion sur l’appartenance et les racines dans un contexte où ces repères peuvent s’effacer. Il a ajouté que sa démarche s’inscrit dans la continuité de sa précédente exposition « Tighmi », qui évoquait la maison rurale, emblème de l’identité et de la mémoire collective.
L’artiste a mis en avant l’utilisation d’éléments bruts et naturels, principalement la chaux, connectée à l’architecture traditionnelle des maisons dans les douars, soulignant que la superposition de ces couches symbolise la mémoire, l’histoire et l’âme des lieux.
Ouarhim a exprimé son souhait d’inciter les visiteurs à un retour vers leurs origines, en utilisant des couleurs terreuses et des éléments inspirés de la nature pour recréer un sentiment d’appartenance et de connexion à la terre.
La galeriste et curatrice de l’exposition, Selma Naguib, cofondatrice d’Art First Gallery, a souligné que ce premier solo show de Noureddine Ouarhim à Casablanca propose une exploration approfondie de la matière organique, du temps et de l’effacement. Elle a noté que les œuvres de l’artiste, qui combinent textures minérales, fibres végétales et portraits réalisés au fusain, offrent une narration puissante sur l’humain et son empreinte.
Naguib a également évoqué la dualité entre la pédagogie rigoureuse de l’Institut national des beaux-arts (INBA) de Tétouan et les racines organiques de l’artiste dans la province d’Essaouira, ajoutant que cette complémentarité confère à son travail une profondeur esthétique et conceptuelle particulière.
« A travers cette exposition, le public est invité à réfléchir de manière sensible sur la notion d’appartenance et sur la façon dont la terre, en tant que matrice originelle, façonne l’identité individuelle et collective », a-t-elle déclaré.
Né dans la région de Haha, Noureddine Ouarhim est diplômé de l’INBA de Tétouan. Sa pratique artistique questionne la relation profonde entre l’Homme nomade et son environnement, transformant la matière en un langage visuel qui évoque la mémoire enfouie dans la terre et établit un lien entre les êtres humains et leurs origines.

