79e Festival international de Cannes : Farhadi, Almodóvar et Kore-eda en lice
Le 79e Festival de Cannes se déroulera du 12 au 23 mai et sera ouvert par La Vénus électrique de Pierre Salvadori. Au sein de la section «Un Certain Regard», le cinéma arabe est représenté par «La más dulce» de Laïla Marrakchi et «Yesterday the Eye Didn’t Sleep» de Rakan Mayasi, tandis que le cinéma africain comprend «Congo Boy» de Rafiki Fariala et «Ben’imana» de Marie-Clémentine Dusabejambo.

Le 79e Festival de Cannes met en avant des figures emblématiques du cinéma mondial, rassemblant à la fois des auteurs établis et de jeunes cinéastes. Le Festival aura lieu du 12 au 23 mai et sera ouvert par La Vénus électrique de Pierre Salvadori.
La Presse — Annoncée par Thierry Frémeaux jeudi dernier, l’édition 2026 souligne une fois de plus l’ambition internationale de cet événement. Avec 2.541 films soumis provenant de 141 pays, elle renforce la position centrale du Festival dans le panorama cinématographique mondial.
Parmi les 21 films sélectionnés en compétition pour la Palme d’or, un 22e film est à venir. Cette sélection mélange des réalisateurs renommés et des artistes émergents.
Onze réalisateurs y participent pour la première fois, dont cinq réalisatrices. Le délégué général du festival rappelle que « Cannes ne renonce jamais à une certaine exigence artistique ». La compétition met en avant des figures habituelles telles que l’Iranien Asghar Farhadi (Histoires parallèles), l’Espagnol Pedro Almodóvar (Amarga Navidad), le Japonais Hirokazu Kore-eda (Sheep in the Box), le Roumain Cristian Mungiu (Fjord) et le Russe Andreï Zviaguintsev (Minotaure).
Elle souligne également plusieurs cinéastes de la nouvelle génération, dont le Belge Lukas Dhont avec « Coward », l’Espagnol Rodrigo Sorogoyen avec « El ser querido », le Français Arthur Harari avec « L’Inconnue » et le Belge Emmanuel Marre avec « Notre salut ».
Sont également présentes plusieurs réalisatrices, comme les Françaises Charline Bourgeois-Tacquet (La vie d’une femme) et Jeanne Herry (Garance), ainsi que l’Allemande Valeska Grisebach (Das geträumte Abenteuer) et l’Autrichienne Marie Kreutzer (Gentle Monster). En revanche, le cinéma américain est peu représenté dans cette compétition, avec un seul film à l’affiche : « The man I love » d’Ira Sachs.
Les films sélectionnés abordent des thèmes ancrés dans la réalité : conflits contemporains, mémoire historique, dérives du pouvoir, relations intimes et mutations technologiques, confirmant la volonté du festival de questionner le monde à travers le cinéma.
« Un Certain Regard » met en avant les cinémas arabe et africain
Dans la sélection, les cinémas arabe et africain sont présents dans la section « Un Certain Regard », qui regroupe quinze films, dont quatre viennent de ces régions. Cette section joue un rôle crucial dans la découverte de nouvelles voix et de récits issus de zones de production moins visibles dans la compétition.
Le cinéma arabe est représenté par « La más dulce » de Laïla Marrakchi (Maroc) et « Yesterday the Eye Didn’t Sleep » de Rakan Mayasi (Palestine). Côté africain, figurent « Congo Boy » de Rafiki Fariala (Centrafrique et Congo) et « Ben’imana » de Marie-Clémentine Dusabejambo (Rwanda).
Cependant, le cinéma tunisien fait défaut dans l’ensemble de la sélection officielle. Au-delà de la compétition et de « Un Certain Regard », les sections « Hors compétition », « Cannes Première », « Séances de minuit » et « Séances spéciales » illustrent la volonté du festival d’englober la diversité des formes et des narrations, mettant en lumière les documentaires et les œuvres hybrides. Cette 79e édition, présidée par le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook, témoigne également d’une ouverture renforcée vers le cinéma asiatique, de plus en plus influent.
Fidèle à sa mission, le Festival de Cannes cherche à défendre le cinéma comme une expérience collective en salle et comme un art capable de refléter, interroger et éclairer les réalités contemporaines.

