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Six Nations : Les Bleues débutent bien malgré leurs erreurs contre l’Italie.

Le XV de France féminin a ouvert le Tournoi des Six nations en remportant une victoire contre l’Italie avec un score de 40 à 7, ce samedi au stade des Alpes de Grenoble. Les Bleues affronteront les Galloises dans une semaine au Principality Stadium de Cardiff, puis recevront les Irlandaises à Clermont-Ferrand le 25 avril.


Un score lourd et de la confiance acquise. Le XV de France féminin a débuté le Tournoi des Six Nations par une victoire écrasante contre l’Italie, s’imposant 40 à 7 avec six essais contre un, ce samedi au stade des Alpes de Grenoble, après une première mi-temps difficile. Sous la direction de leur nouveau sélectionneur François Ratier, les Bleues ont assuré leur succès en seconde période grâce à la puissance de leur pack.

Cependant, elles ont peiné à trouver leur rythme, six mois après une décevante quatrième place lors de la Coupe du monde 2025 en Angleterre. « On veut être capables de jouer 80 minutes et de les martyriser devant », avait déclaré le sélectionneur des Bleues, ancien manager du Stade bordelais et ex-sélectionneur des Canadiennes, qu’il avait menées en finale du Mondial 2014 en France.

### Le pari réussi des néo-Bleues

Ce samedi, les joueuses sont longtemps restées en demi-teinte, laissant la Nazionale garder le ballon pendant dix minutes et multipliant les erreurs jusqu’à la mi-temps. Passes imprécises, plongeons dans les regroupements, précipitation : les Bleues ont manqué de nombreuses occasions, notamment un essai de Joanna Grisez annulé à la demi-heure de jeu et une pénaltouche mal exécutée (35e) après l’effondrement du maul bleu.

François Ratier, successeur de Gaëlle Mignot et David Ortiz, a opéré un grand remaniement au sein du XV de France féminin, intégrant trois joueuses sans sélection au coup d’envoi et six sur la feuille de match. Ce choix s’est avéré payant, avec l’unique essai de la première période marqué par l’ailière catalane de Clermont, Anaïs Grando (21e), sur une passe décisive de l’arrière toulousaine Pauline Barrat, qui jouait également ses premières minutes avec le maillot bleu, concrétisant une pénaltouche bien jouée.

Troisième novice dans le XV de départ, la talonneuse clermontoise Mathilde Lazarko s’est particulièrement illustrée par son activité défensive, avec déjà 14 plaquages dans les trente premières minutes.

### Un festival d’essais durant les trente dernières minutes

Longtemps peu efficaces offensivement, comme en témoigne une action où Grando oublie sa capitaine Manae Feleu à l’intérieur (52e), les Bleues ont en revanche montré une défense solide en ne laissant aucun espace aux attaquantes italiennes. Bien que les combinaisons offensives nécessitent du travail, le système défensif « Vauban », conçu par Ratier en hommage à l’architecte militaire de Louis XIV, a été bien assimilé.

Après un deuxième essai rondement mené par l’ouvreuse Carla Arbez (44e), c’est un coup du sort, la sortie sur blessure de Joanna Grisez (47e), qui a libéré le XV de France. D’abord un essai 100 % piliers, initié par un cadrage-débordement d’Assia Khalfaoui et concrétisé par Yllana Brosseau (54e), qui venait de remplacer Ambre Mwayembe. Ensuite, l’essai du bonus est également venu d’avants, avec Khalfaoui à la conclusion après une pénaltouche (60e).

Finalement, l’ailière toulousaine Léa Murie (70e) puis sa partenaire Barrat (75e) ont amplifié le score, qui ne reflète pas nécessairement le déroulement du match. Les Bleues se mesureront aux Galloises dans une semaine au Principality Stadium de Cardiff, suivies par la réception des Irlandaises à Clermont-Ferrand le 25 avril.