Tunisie

Tunisie : 5e place en Afrique selon l’évaluation 2025 de la Banque mondiale

La Tunisie occupe la cinquième place sur dix pays africains évalués dans le rapport “Business Ready 2025” de la Banque mondiale, avec un score global d’environ 52,7 points sur 100. Dans ce classement, la Tunisie enregistre des résultats contrastés : 62,56 points dans le cadre réglementaire, 43,02 points dans les services publics et 52,46 points dans l’efficacité opérationnelle.


La Tunisie se classe au cinquième rang parmi dix pays africains dans le rapport “Business Ready 2025” de la Banque mondiale, avec un score global d’environ 52,7 points sur 100, ce qui est inférieur à la moyenne mondiale. Ce classement reflète la position intermédiaire du pays, marquée par des acquis structurels significatifs et des défis persistants concernant son environnement des affaires.

Au niveau continental, la Tunisie est surpassée par Maurice, le Rwanda, le Maroc et le Ghana, tout en devançant d’autres économies africaines telles que le Sénégal, le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Cameroun. À l’échelle régionale, elle reste derrière le Maroc, qui obtient environ 63 points, tandis que l’Algérie n’apparaît pas dans cette édition du rapport.

Le rapport Business Ready (B-READY) introduit par la Banque mondiale est un nouvel outil d’évaluation qui remplace l’ancien indicateur “Doing Business”, abandonné en 2021. L’édition 2025 constitue l’une des premières publications de ce nouveau système, qui est encore en cours de déploiement.

Ce dispositif vise à évaluer la qualité de l’environnement des affaires de manière plus globale et équilibrée. Il ne se limite pas simplement aux lois et réglementations, mais inclut également leur application concrète.

Selon la Banque mondiale, la méthodologie B-READY repose sur trois piliers principaux : le cadre réglementaire (lois et règles pour les entreprises), les services publics associés aux entreprises et l’efficacité opérationnelle, c’est-à-dire la mise en pratique des règles.

Le rapport traite aussi de plusieurs aspects clés du cycle de vie des entreprises, y compris la création d’entreprises, l’accès aux services publics, le système fiscal, le commerce international, le marché du travail, les services financiers, la résolution des litiges et les questions d’insolvabilité.

L’objectif est de combiner les données légales avec celles fournies par les entreprises pour mieux refléter la réalité du terrain.

Concernant les performances de la Tunisie selon les indicateurs, le pays obtient des résultats variés : 62,56 points pour le cadre réglementaire, 43,02 points pour les services publics et 52,46 points pour l’efficacité opérationnelle.

D’après le rapport, la Tunisie se démarque particulièrement dans le domaine de la création d’entreprises, avec environ 87 points, ce qui représente l’un de ses meilleurs résultats. Cependant, des faiblesses importantes persistent dans les domaines de l’insolvabilité et du règlement des litiges, affectant ainsi son score global.

Bien que sa position soit moyenne, la Tunisie possède des atouts non négligeables. Sa situation géographique, proche de l’Europe, favorise les échanges commerciaux et attire les investissements étrangers. Le pays dispose également d’infrastructures relativement avancées, notamment dans les secteurs du transport, de l’énergie et des télécommunications.

De plus, la Tunisie bénéficie d’un capital humain qualifié, avec un afflux constant de diplômés dans les domaines de l’ingénierie, des technologies et des services. Cette ressource humaine constitue un levier clé pour le développement de l’économie numérique et des industries à forte valeur ajoutée.

La Tunisie jouit aussi d’une certaine stabilité institutionnelle et administrative, perçue comme un facteur de sécurité pour les investisseurs. Néanmoins, ces avantages sont partiellement entravés par la lenteur des procédures administratives, la complexité des démarches et le fossé entre les textes juridiques et leur application réelle.

La position de la Tunisie parmi les économies moyennes résulte principalement de cet écart entre le cadre réglementaire et sa mise en œuvre. Bien que des lois et réformes existent, leur application reste inégale, limitant l’efficacité globale de l’environnement des affaires.

Dans ce contexte, l’amélioration du classement de la Tunisie dépendrait surtout de la simplification administrative, de la numérisation des services publics et de la réduction des délais de traitement des procédures économiques et judiciaires.